‹ Saint IrénéeChapitre 142 sur 181 · REVELE LE PERE 2I · texte numérisé non relu

REVELE LE PERE 2I

soit inénarrable, il nous le raconte. Et de même, le Père seul connaît son Verbe...

Un peu plus loin [1029], Irénée raille le symbolisme effréné des Gnostiques : ils croient ne pouvoir jamais saisir aucune réalité ; par horreur de l'anthropomorphisme, ils versent dans une théorie de l'inconnaissable accolée à une théologie transcendante I Toute chose est un signe ; Dieu lui-même signifie un insondable réel ; mais on n'y saurait toucher. — Irénée réplique que Dieu

est invisible et inintelligible, mais non pas inconnu : la création et le Verbe le révèlent.

Quant à sa grandeur, dit-il, il n'est pas possible de connaître Dieu ; il n'est pas possible de mesurer le Père. Mais par Tamour — c'est l'amour qui par le Verbe nous conduit à Dieu — , en lui obéissant, nous apprenons de mieux en mieux que ce Dieu si grand est celui-là même qui par lui-même a tout établi,... et contient tout, et... nous a faits avec le reste... Dieu n'avait pas besoin (des Anges) pour faire ce qu'il avait prédéterminé de faire : n'avait-il pas ses mains? Toujours il a en lui le Verbe et la Sagesse, le Fils et l'Esprit, par lesquels et dans lesquels il a fait toutes choses librement et spontanément, et auxquels il parle lorsqu'il dit [G^w. I, 26]: « Faisons V homme à notre image et à notre ressemblance,,. :^ Que le Y Qthe^ c'est-à-dire le Fils ait été toujours avec le Père, nous l'avons longuement démontré. Que la Sagesse, c'est-à-dire l'Esprit, ait été auprès du Père dès avant la création, c'est ce qui a été dit par Salomon [Prov, III, 19, 20] : ^Dieu

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