LES ASSOMPTIONS
Nouvelles preuves du salut de la chair
Qui veut se convaincre
que les corps peuvent durer longtemps..., n'a qu'à lire les Ecritures : il y verra que les hommes qui ont vécu avant nous ont dépassé sept cents, huit cents, neuf cents ans:... leur corps participait à leur vie dans la mesure où Dieu voulait qu'ils vécussent... Quand Hénoch fut transporté (au ciel) dans le corps avec lequel il avait plu à Dieu, (son histoire) annonçait que les justes connaîtraient par eux-mêmes ces prodiges [Gen, V, 24). Hélie fut également enlevé (au ciel) dans sa chair créée, prophétisant ainsi les assomptions des Pères (IV, Reg, 11, 11). Et rien n'a arrêté leurs corps. Les mêmes mains (de Dieu) qui, à l'origine, les avaient modelés, les ont enlevés et transportés; elles s'étaient habituées en Adani à arranger, tenir, porter la créature...
Ils ont été conduits en Eden, d'où Adam avait été chassé selon
ce que disent lés Presbytres qui sont les disciples des Apôtres ;... c'est au paradis que Paul a aussi été transporté et qu'il a entendu des paroles inénarrables
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(II, Cor. XII, 4)... ; c'est là qu'ils demeureront... jusqu'à la consommation (finale). Et si quelqu'un juge impossible que des hommes vivent durant des temps aussi longs, . . . qu'il réfléchisse, et (se rappelle) Jonas, . . . Ananias, Azarias et Mizaël... Aucune nature créée, aucune faiblesse de la chair n'est plus forte que la volonté de Dieu. Ce n'est pas Dieu qui est soumis à ses créatures ; les créatures sont sujettes de Dieu; tout est subordonné à sa volonté. Et c'est pourquoi le Seigneur a dit (luc. xviii, 27) : « Ce qui est impossible che^ les hommes est possible en Dieu.,, »
Que les négateurs de la résurrection (1156) nous le disent (encore) : la fille du grand-prêtre qui était morte, le fils de la veuve qu'on portait mort..., Lazare qui, dans son tombeau, en était au quatrième jour, dans quels corps sont-ils donc ressuscites ? Dans ceux-là sans doute où ils étaient morts. Car si ce n'avait pas été dans ceux-là mêmes où ils étaient morts, ils ne seraient pas (vraiment) ressuscites. Et puis, le Seigneur a pris la main du mort, et lui a dit : ^ Jeune homme^ je te le dis: lève-toi; et le mort s'assit, et il ordonna qu'on lui donnât à manger, et il le rendit à sa mère » (luc. vn, 14-15) ; le Seigneur a crié d'une voix forte : « Lazare, viens dehors ; et celui qui avait été mort sortit, ayant les mains et les pieds enveloppés de bandelettes :^{]oAs. XI, 4y44). C'est le symbole de l'homme qui a été lié dans les péchés ; et c'est pourquoi le Seigneur a dit : « Délie^-le et laissez-le aller. » Ceux qui sont guéris sont guéris dans les membres mêmes qui souffraient auparavant ; de