‹ Saint IrénéeChapitre 21 sur 181 · ORIGENE · texte numérisé non relu

ORIGENE

TEsprit, enseignent que Jésus est le Dieu suprême, tout un, temporairement incarné. Saint Hippolyte reprend la plume et réfute Noetos. TertuUien attaque Praxeas, approfondit la doctrine de la seconde Personne et défend le concept de la Trinité. Zéphyrin et Calliste affirment simultanément la diversité du Père et du Fils et Tunité essentielle de Dieu. La grande théorie d'Irénée est sauve.

Origène et saint Athanase Tenrichiront et raffermiront. Si Clément d'Alexandrie (•}• après 215) s'en écarte, néglige d'asseoir sa théologie sur le symbole et tend, quoi qu'il en ait, à donner à l'élite chrétienne une foi différente de celle de la foule (les petits enfants, vT^moi), Origène (185-254) retrouve les principes fondamentaux qui ont guidé Irénée : la méthode allégorique, dont il use comme Irénée, le met à même d'accorder l'Ecriture avec la science de son temps; pour lui aussi, le symbole est le guide qu'il faut étroitement suivre et le cadre que la spéculation doit remplir; le Christ est à la fois, pour lui aussi, le Révélateur, le Rédempteur et le Déificateur ; les idées de création et de liberté sont, pour lui encore, les points cardinaux delà théologie rationnelle. Modérant l'instinctive méfiance d'Irénée pour la philosophie, parce que le péril gnostique est passé, il intègre la philosophie dans la foi, et, par son souple traditionnalisme, il assure au Christianisme l'héritage de l'Hellénisme *. Après qu'il a accompli son œuvre,

1. C'est sur la question de la matière que l'on constate les seules divergences profondes qui séparent Origène de saint Irénée.

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