‹ Saint IrénéeChapitre 75 sur 181 · LE MYSTERE · texte numérisé non relu

LE MYSTERE

homme ; tu ne coexistais pas toujours avec Dieu comme son propre Verbe ; c'est son éminente bonté qui t*a fait commencer d'être et qui peu à peu t'enseigne par le Verbe les desseins de Dieu qui t'a fait. Maintiens ta science à sa place ;... n'essaie pas d'aller au-dessus de Dieu, tu ne passerais pas ; ne cherche pas ce qu'il y a au-dessus du Démiurge ; tu ne trouverais rien. Celui qui t'a fait est indéterminable pour toi ; ne fais pas semblant de le mesurer..., n'imagine pas au-dessus de lui un autre Père... Puisque (804) nous avons dans la règle (de foi) la vérité même et un témoignage très clair au sujet de Dieu, nous ne devons pas glisser d'explications en explications et abandonner la solide et véritable connaissance de Dieu ; il convient de diriger vers elle toutes nos explications, de nous exercer à étudier les mystères et les desseins du Dieu véritable, et de progresser dans l'amour (que nous lui devons) : — il a tant fait, il fait tant pour nous — ...Si nous ne pouvons expliquer tout ce qu'on cherche dans les Ecritures, du moins ne cherchons pas un autre Dieu en dehors de Celui qui est. C'est la plus grande impiété. Nous devons abandonner ces choses (inexplicables) au Dieu qui nous a faits, sachant très bien et que les Ecritures sont parfaites, puisque dictées par le Verbe de Dieu et par son Esprit, et que nous ne possédons pas la science des mystères, parce que plus^ petits... que l'Esprit et le Verbe de Dieu. Et rien d'étonnant que pareil accident nous arrive lorsqu'il s'agit des choses spirituelles et célestes, puisque, de toutes ces

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