‹ Saint IrénéeChapitre 83 sur 181 · LA TRADITION D EPHESE · texte numérisé non relu

LA TRADITION D EPHESE

l'Eglise. Certains Font entendu conter que Jean, le disciple du Seigneur, comme il allait se baigner, à Ephèse, rencontra Cérinthe au bain et en sortit sans s'être baigné, s'écriant : « Fuyons de peur que la maison ne croule : Cérinthe y est, l'ennemi de la vérité. » Et c'est le même Polycarpe qui, rencontrant Marcion, qui lui demande : « Nous connaistu ? » lui répondit : « Je reconnais en toi le premier-né de Satan ! ». . . De Polycarpe nous avons encore une lettre aux Philippiens, qui est admirablement écrite : quiconque le désire et se soucie de son salut peut y voir comment s'exprime sa foi, comment parle la vérité.

L'église qui a été fondée par Paul à Ephèse et où Jean a demeuré jusqu'au temps de Trajan, est aussi un témoin véridique de la tradition des Apôtres.

Voilà les preuves que nous avons (d'être dans la vérité). Dès lors, quel besoin de la chercher chez les autres ; il est si facile de là recevoir de l'Eglise I Comme un riche dans un dépôt, les Apôtres ont déposé dans l'Eglise la plénitude parfaite de la vérité: quiconque le désire n'a qu'à y puiser le breuvage de vie. Par elle on entre dans la vie : en dehors d'elle, tous sont des voleurs et des brigands. Il faut donc éviter ceux-ci, embrasser celle-là avec un ardent amour et saisir la tradition de la vérité. Et si quelque petite question provoque une querelle, il faudra recourir aux églises les plus antiques, celles où les Apôtres ont vécu, et, sur la question débattue, prendre les certitudes qu'elles ont. S'ils ne nous

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