‹ Saint-Jean-Baptiste de MontrealChapitre 2 sur 24 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

La paroisse de Saint- Jean-Baptiste de Montréal existe depuis cinquante ans. Elle célèbre, cette année, en 1921f., ses noces d’or. C'est, en effet, le dimanche 28 juin 187 l, en la solennité de la fête de saint Jean- Baptiste ( du 2 4 juin), que l'ancienne église de la rue Rachel, disparue dans l’incendie du 29 janvier 1898, fut bénite et ouverte au culte par M. le chanoine Hippolyte Moreau, vicaire général de Mgr Bourget, alors évêque de Montréal.

Belle, populeuse et riche, possédant maintenant un vaste temple, magnifiquement pourvu et orné, et des institutions éducationnelles ou de charité qui font l'honneur de Montréal, elle groupe ses quinze ou seize mille âmes — sans parler des catholiques de langue anglaise de son territoire qui appartiennent à la paroisse irlandaise de Sainte- Agnès, ni non plus des familles protestantes qui l’habitent et des nombreux fils d’ Abraham qui l’ envahissent — dans le quadrilatère, plus ou moins régulier, qui s’étend des rues Christophe- Colomb et Parc-Lafontaine (à l’est) à l’avenue du Parc jusqu aux pieds de la montagne (à l'ouest), et de

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l’avenue Mont-Royal ( au nord) à la rue Duluth {au sud), ou plus exactement à ime ligne imaginaire qui partirait de l’ extrémité est de la rue Duluth et s’en irait à l’extrémité ouest de la rue Bagg.

Il y a cinquante ans, quand la paroisse fut fondée, elle comptait environ quatre mille âmes, dont trois mille communiants, et se prolongeait, du côté de l’est, sur une superficie beaucoup plus large. Ce n’était, à cette époque, au milieu de champs en culture à perte de vue, qu’un hameau, ou mieux qu’un gros village, le “ village Saint-Jean-Baptiste ”, qu’on appelait aussi, nous ne savons trop pourquoi, le “ fort S aint-Jean- Baptiste ”.

Raconter l’histoire de cette paroisse, même assez succinctement, ainsi qu’on nous a demandé de le faire, n'était pas chose très commode. En même temps que l’ancienne église, en effet, les cahiers d’archives des premiers vingt-cinq ans ont été en partie consumés dans le néfaste incendie de janvier 1898. Il nous a fallu chercher ailleurs, interroger les souvenirs des anciens, tâtonner par moments, et l’on comprendra que plus d’une précision nous ait échappé. Nous avons pourtant confiance d’avoir trouvé et recueilli l’ essentiel, et, surtout pour les vieilles familles de l’endroit, la monographie que nous publions ne manquera sûrement pas de substance ni, croyons-nous, d’intérêt.

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