LA NORT
nies sauveurs qui viennent relever cette même patrie dans ses chûtes accidentelles et la guérir dans ses crises morbides.—Oh la Majorité /—sa propre appellation le crie, — c’est la négation formelle, formaliste et formulée de l’ Unité invincible de Dieu — En vérité, le bel idéal de Gouvernement dont le monde moderne se montre fier ! — Mais ‘ Æ%er,'” c’est peut-être le mot qui présente les plus radicales divergences de signification, et les plus brusques casse-cou de l’emploi qu’on a le droit d’en faire; car on dit un fier imbécile et un
fier coquin, pour marquer un excès d’imbécilité et le comble de la coquinerie.
En résumé, le mot Aayorité et l’idée publique que ce mot représente apportent, attirent et assnment tous les secrets du mépris divin.
Dans ce mépris souverain de l'Eternel Dieu se range, en sa place, — et cette place est large, — le Swfrage Universel, invention révolutionnaire, dans laquelle, quand on veut l’analyser tant soit peu, l’inepte le dispute à l’immoral, et le nou-sens à l’anti-foi ;— si ce mot existait. Le Suffrage Universel qui, en tout réalisme — le mot réalité n’est pas assez fort, — d’orthodoxie sociale, de science politique et même de bonhomie populaire, mérite si pleinement la définition dont Pie IX vient de le marquer à l'épaule du fer rouge de sa franche parole, qui est bien la sainte vengeresse de l’universel honneur social, quand il l’a appelé, devant une toute récente assemblée de pélerins Français : le MENSONGE UNIVERSEL. (1)
Que ne comprend-on vraiment, en face de tant de capitales illusions du courant politique du jour ; — Que ne comprend-on... — le refrain s’en im-
(1) Nore.—Ces pages étaient livrées à la presse quand est parvenue en Canada la relation de cette belle audience que le St. Père vient de donner aux Pélerins de France, à la date du 5 Mai, Fête de St. Pie V.
A l'intention très sincère, que nous venions d’énoncer, de flétrir, de toutes nos forces, l’idée du sxf/rage universel, on comprendra avec quelle profonde joie nous nous sommes hâté d'ajouter, sur le manuscrit de ce Livre, l: mot du Pape, ce mot de MENSONGE UNIVERSEL qui a toute la nortés d’un coup d'état ; le coup d’état de la lumière, de la vérité irfaillible, et qui est bien un cri souverain de contre-révoluiion.
Devant ces Pélerins français qui s'efforcent de donner, par la pénitence, l’amour et l'humilité, une reproduction espérée de l’œuvre de Charlemagne et des vertus de St. Louis, Pie IX a dit, entre autres effusions de cœur qui aime tant sa pauvre Fille-Ainée :
‘CA vete Français, je vous salue,
“! Je vous salue, et j'entends par ce salut vous confirmer dans la bonne volonté que vous avez manifestée ‘jusqu’à présent.—Je vous salue et j'entends que ce salut s’étende À toutes les âmes charitables, afin que vous ‘priiez tous ensemble, pour obtenir que votre piété se dilate et porte les cœurs les plus durs à suivre vos ‘exemples, Je vous salue, et en vous saluant, je vous bénis.”
Et puis encore, insistant, l'Evangile à la main, et avec une indicible onction sur la nécessité de parler de Jésus-Christ, comme condition de la réciprocité qu’apporte À nos combats le Grand A lié, le Pontife inspiré de l’Esprit-Saint s'est écrié :
‘ Recherchons toutes nos alliances aux pieds de Celui qui a lié au char de son triomphe le Monde, l'Enfer ‘letla Mort. Il est le grand Conquérant, l'Empereur des empereurs, le Roi des rois. 11 nous ci:* aujourd'hui “ce qu'il disait autrefois : “ Confidete; Ego vici mundun."
Je
pose énergiquement à la conviction comme à la plume, à la pensée intime commeà la pensée criée. — Que ne comprend-on ‘‘ toutes les amertumes ‘ de la Parole Divine sur ces enfants de la place publique qui se plaignent de ‘ chanter sans qu’on danse et de se lamenter sans qu’on pleure. ?”’ ?
Ce n'est pas tout encore, — A ces flagellations de l'erreur, impérissables comme la vérité, et toujours de saison. — Il suffit de regarder autour de soi pour se convaincre de leur actualité locale et contemporaine, — le Christ ajoute, pour couronner sa harangue, les expressions les plus foudroyantes de ses anathèmes nationaux.
D. Quels sont les Anathèmes nationaux lancés par Fésus-Christ à la suite de l'Ambassade de St. Jean ?
À. Malheur à toi Corozaïn ! Malheur à toi Bethsaïda, par ce que ‘si pour Tyr et Sidon eussent été opérées les vertus qui ont été opérées en ‘€ vous, elles eussent, dans le temps, fait pénitence sous le cilice et dans la “cendre, ?” (+)
‘ Et pourtant, je vous le dis, au jour du Jugement, il sera”plus pardonné ‘à Tyr et à Sidon qu’à vous ? ?? (2)
‘ Et toi, Capharnaïüm, penses-tu t’exalter jusqu’au Ciel ?— Non ; tu ‘ descendras en enfer, parce que, si pour les habitants de Sodome eussent ‘été opérées les vertus qui ont été opérées en toi, peut-être eussent-ils