‹ Saint Jean-Baptiste, l'évangile et le Canada [microforme]Chapitre 46 sur 65 · EX LE PROGRAMME · texte numérisé non relu

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, au Nous nous dirons avec assurance que la théorie de séparation entre les pour choses du Dogme et les choses de la Morale constitue une véritable illusion

de l'esprit et un détestable affadissement du cœur, et nous croirons, au contraire, que toute conduite morale a le besoin essentiel d’un dogme pour se Soutenir et ne pas se dévoyer.

C'est à ce titre que l’idée de la Séparation de l'Eglise et de l'Etat se ‘ présentera toujours à notre esprit, comme étant l’expression d’un double

pd mensonge ; un mensonge de philosophie et un mensonge de mora- 118 lité . L] L1 . L L L2 L . L . L . L] L1 L1 . L2 . L L2 L L LA L L \ L2 P. 128.

121 Dans le domaine des bénédictions en exercice, et comme étant l'expression caadienne de toutes les notions spéculatives contenues dans les résolutions qui précèdent, nous vouerons respect, amour, reconnaissance,

ation distinction et honneur aux Révérends Pères Oblats de Marie Immaculee, et

Line aux Æévérendes Réligieuses du Monastère du Précieux Sang; car ce sont SA deux fondations ayant inimaginablement, et par l'essence même de leur ordre, bien mérité de la patrie.

vers plus Et nous reconnaîtrons très-sincèrement que les Ordres Religieux contemplatifs sont, dans l’économie très-savante et trèr-sûre de Dieu, en tout ce , qui concerne les questions sociales, une grande source de prospérités, même faits temporelles, pour tout peuple qui abrite ou favorise sur son sol la liberté de 19 cette floraison réparatrice . . . . . .« . + + « « + + + + + + + + P. 129 i — LIX — être Pour éviter que Dieu ne se retire de nous et n’abandonne socialement s de notre pays aux Puissances Inférieures, agents de sa justice, nous irons socia- ’har- lement à lui, et nous l’entourerons si étroitement de toutes les manifestations ard de notre vie sociale, qu’il lui soit impossible de sortir de nos rangs. e de A cet effet, nous pratiquerons, avec un grand entrain, les évolutions 123 conquérantes des Pé/érinages, qui sont les véritables Croisades de notre ot SR OO OR LE 1 ss LE ptent et le Nous penserons à l'importance capitale, dans la vie, de ces deux lois de 127 l’ordre moral qui s'appellent la Vocarion et la Mission. Et nous saurons que

LA

x ST.-JEAN BAPTISTE, L'EVANGILE ET LE CANADA, Y-

si la Vocation est personnelle, la Mission est sociale. Un peuple offense donc Dieu en masse et s’attire ses malédictions, quand il méconnait sa propre mission, de même que dans la conscience personnelle de chacun, on peut être assuré de toutes sortes de malheurs, même en ce monde, lorsqu'on n’a pas la vertu d’étudier sa vocation et le courage de la suivre . . . . P. 139

Nous nous dirons, parce que cette affirmation est clairement signalée dans tout l’ensemble des Saintes Ecritures, que Dieu a décrèté que / Homme devait être l'agent de la Mission des Peuples. — C'est là l'éducation sociale du RE MBA nn cn 5 4e don douce en NC TO

La claire et substantielle notion de l’Æomme, surtout de l Homme destiné à gouverner d’autres hommes, doit s’éclairer, à la lueur très pénétrante de l'Evangile, de ces trois jets de lumière divine :

1° Un Dieu Fait-Homme ; ce qui est le comble de l’Æwmilité.

2° Un Dieu condamné à mort comme /e dernier des hommes ; ce qui contient le double problème souverain de la Souffrance subie et de la Persécution exercée.

3° Un Dieu se servant de l’homme pour exercer sa Royauté. — Et cet homme, instrument de Dieu, doit faire resplendir sa Assion de toutes les clartés de la Soumission à l'Eglise de Dieu. . . . . . . . . . . P. 142

Nous nous ferons d’un Homme d’Etat, d’un personnage politique, une idée qui se rapprochera le plus possible de la claire notion de la Sainteté, dans ses manifestations les plus directes et les plus pures ; persuadés que si les hommes qui nous gouvernent éclairent leur intelligence à se foyer lumineux de la sainteté et fécondent leur actes par la pratique des forces colossales qu’elle donne, nous serons un peuple supérieurement gouverné. . . P. 150

Nous conserverons pour les /ésuites, non seulement le respect, la confiance et l'affection dont ils se montrent dignes, à un si haut degré, chez tous les peuples du monde et qui font d’eux le plus précieux appui de la Chaire Apostolique, mais encore, nous tiendrons à honneur de faire de notre atta-

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