‹ Saint Jean-Baptiste, l'évangile et le Canada [microforme]Chapitre 47 sur 65 · EX LE PROGRAMME, *X · texte numérisé non relu

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chement contemporain envers ces Religieux, le témoignage actif de la plus juste reconnaissance pour les immenses services patriotiques qu'ils ont rendus au Canada, dès l’origine de sa fondation, et tout au moins, comme une indemnité morale des grandes et criminelles déprédations matérielles dont ils ont été les victimes dans notre pays. . . . . . , . . . P. 157

A l’imitation de St. Jean-Baptiste, dont le Zémoignage fut le programme essentiel, nous ferons de notre pays un 7émin social de Jésus-Christ et nous nous pénètrerons autant qu’il nous sera possible des profondeurs renfermées dans cet admirable titre.

Or, pour pouvoir être initié à d'aussi sublimes profondeurs, nous marcherons sur les propres traces du Précurseur qui sont la condamnation souveraine de toute espèce d’adoration plus ou moins déguisée de la Raison humaine, et la grâce méritée d’une intervention toute particulière du Saint Esprit dans tout ce qui touche à notre avenir. . . . . . . . . . . P. 159

Nous tirerons le Programme de notre grande Mission Canadienne de l’ensemble des caractères particuliers qui distinguent la Mission &e Saint Jean-Baptiste, le Protecteur et le Modèle du Canada. Et nous trouverons dans l'Evangile les caractères de cette Mission : à la fois, annoncée par la parole du Prophète Isaïe, chantée par l’Archange Gabriel, célébrée par Zacharie père du Précurseur et tout rempli du Saint Esprit ; enfin, recounue, avec une grande énergie d'approbation, par Notre Seigneur Jésus-Christ lui-même. L'étude d'aussi remarquables documents formera donc pour nous l'émulation constante de nos meilleures ambitions politiques . . . . P. 162

Nous entretiendrons dans nos esprits une grande Æür sociale, qui n’est autre que la pleine et franche soumission de l'Etat à l'Eglise. — Cette soumission est de dogme, et elle a présidé à la propre découverte du MR. à 8 en ce 6 du a de 16 28e et 0 € 0 6 ce ae ce à 108

Nous nourrirons avec complaisance en nos cœurs l’Æspérance patriotique, qui consiste à rendre indissolubles, en notre vitalité indigène, la Religion et la Patrie, et à ne comprendre réellement qu’un genre de Patriotisme, le Patriotisie ReLISIONE 4, © 4 : à © à à «+ 6 0 € 0 «© 0 + à 209

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Enfin, nous nous laisserons toucher par tous les appels de la Charité internationale, qui sont les devoirs surnaturels accompagnant les relations d'un peuple à un autre. . . . . . . . « «+ 0 «© + + + + + P. 172

Et nous ferons une application toute particulière de cette Charité à nos. voisins des Etats-Unis d'Amérique, reconnaissant leurs qualités, sans nous faire d’illusion sur leurs défauts, et nous promettant de faire du Canada le foyer de leur régénération sociale qui ne pourra s'effectuer que par une infatigable propagation de la Vérité Catholique. , . . . . . . . P. 174

Ayant terminé ces Sepfante Résolutions qui ressortent de toute la série des pages qui précèdent, et que nous avons mises dans la bouche des Canadiens eux-mêmes, persuadé qu’elles vivent, en principe, dans le fond de leurs cœurs, nous demandons, pour cloturer ce Chapitre Sept, la permission d’imiter un peu cette vieiile langue française, à peu près telle qu’elle s’est parlée pour la première fois dans ce pays, quand Jacques-Cartier y parut et de faire, en manière de péroraison, ce simple essay de brief discours :

Playse à Dieu, Messieurs, ains, disons-le tous, & disons-le de cœur, & disons-le cent & cent fois le iour ; Playse-t-il à Dieu qui nous ayme, que nous ayons en nostre aame la créance faicte selon Son Sacré Cœur, le cœur faict comme nostre créance, la langue comme le cœur, la main & l’œuure comme la langue & la parolle.

Aydons nous doncques, Messieurs, dans ce temps, lie des temps, où les mœurs sont desbordées & les iugements dissolus. L'Eglise le voit & en pleure ; la Noblesse en est allarmée ; les scavants ne cryent d’autres choses. & nonobstant, tout s’en va de mal en pis.

C'est à nous de ne poinct estre assez mal aduisés pour nous engager en ce labyrinthe, & à fin de fuyr un tel meschief, ne layssons piéça dans nostre conduicte moralle en arrière ce qui doibt estre au frontispice. Hazardons, puis que nous y somines. Dieu nous aydera de sa bien veillance, s’il luy plaist. Et à tout rompre, nous ferons naufrage en belle mer, où il est à désirer naufrager, car ce cera finalèment se perdre en Paradis s’esgarer en Dieu.

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PRIÈRE

O Trinité Eternelle de Dieu, Notre Père qui êtes au Ciei, — PATER NOSTER QUI ES IN CŒLIS ; — Jésus, son Fils Unique, fait Homme Dar miséricorde envers chacun de nous, Christ, seul vrai Roi surnaturel de toutes les nations du monde ; et Vous, Esprit-Saïnt, qui procédez du Père et du Fils, par la vertu incompréhensible de l'incommensurable amour, qui seul, pouvez éclairer nos intelligences, feconder nos volontés, Dacifier, purifier et sanctifier nos cœurs ! — nous venons de parier, et en formulant tous ensemble les Résolutions de notre paroie, nous nous sommes souvenus de cette belle confidence que Vous faisait le Psalmiste : ‘ CREDIDI, PROPTER QUOD LOCUTUS SUM” ; J'ai cru, et c'est pour ceix que j'ai parlé.” Ah ! c'est qu'en vous, O Vérité Infinie ! en vous et en tout ce qui émane de vous, en tout ce qui se rapproche de vous, en tout ce qui remonte à vous, rien n'est Plus exact que ce principe : Tout Bien est une Affirmation, de même que la Négation c'est le Mal. Aussi, ne voulons-nous savoir qu'un seul mot dans de plus profond de notre âme; — aussi, ne voulons-nous fousser qu'un seul cri vers le Père, par la vertu du Fils et dans l'amour du St. Esprit ; — aussi, ne voulons-nous être modelés sur l'Eglise que par une seule formation, et ce mot, ce cri, cette formation, c'est de répondre : Oui, à tout ce que veut le Père ; — Out, à tout ce qu'a démontré le Fils ; — Oui, à tout ce qu'inspire le Saint- Esprit ; — Oui, à tout ce qu'enseigne l'Eglise ; car c'est l'unique moyen d'être délivré du mal; d'être délivré de tout mal, — SED LIBERA NOS A MALO.

Nous vous demandons cette grâce, pour la Chrétienté tout entiere, et spécialement pour le Canada, notre patrie, par les mérites de son Bienheureux Protecteur du Ciel, St. Jean-Baptiste, afin d'en faire en nos cœurs Î* PROGRAMME de sa Fête qui, cette année plus que les autres années Drécédentes, doit se signaler par un plus grand concours de peuple, un plus Joyeux réveil national, et aussi, — Dieu le fasse ! — une plus vigoureuse, Plus franche et plus universelle profession de la Sainte Foi Catholique, Apostolique et Romaïne. — AMEN.

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