S. Joann., t
la rédemplioii ; et comme si lumineuses qu'elles soient, ces preuves, ces excitations à croire ne sont pourtant ni de tous les monients, ni de toutes les conditions, ni de tous les esprits, le Christianisme offre encore une autre preuve, vivante et universelle, que chacun peut voir, et à partir de laquelle chacun peut s'orienter vers la foi: c'est le prêtre, le saint prêtre ! « ut omnes crederent per illuni. ))
Hélas ! Quand tous les prêtres seraient absolument fidèles à leur mission, autant que le Précurseur le fut à la sieime, on ne devrait point s'attendre à un retour général des esprits et des cœurs vers Jésus-Christ. Les résistances systématiques des Juifs, leur coupable refus, en face des instances entraînantes de Jean-Baptiste, sont là qui prophétisent ce qui se passera jusqu'à la fin des temps. Cependant est-il douteux que, dans la proportion même où les nouveaux témoins du Messie lui rendent témoignage, la foi chrétienne monte ou baisse dans le monde ? En tous cas, ce qui demeure très-certain, c'est que dût le monde, dans un fatal égarement, nous méconnaître, nous éconduire, ne pas nous écouter, nous ne pouvons avoir, nous, prêtres de Jésus-Christ, qu'une seule ambition : accomplir ce pourquoi nous sommes envoyés, ce pourquoi nous sommes nés. Le Messie a dit du Précurseur ce mot magnifique ; « testinionlum perhibitit veritati^. » 11 faut qu'il le puisse dire de nous à notre tour. Ce n'est point là une simple convenance qu'on observe ou qu'on néglige à son gié, c'estune nécessité absolue, dont les conséquences sont capitales pour chacun de nous ! Il faut.
0 Dieu ! ô Jésus-Glirist! à mesure que je trace ces lignes, je ne sais quelle émotion inconnue m'envahit et me trouble !