‹ Saint Jean-BaptisteChapitre 75 sur 99 · CHAPITRE SEIZIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEIZIEME

Emprisonnement de Jean-Baptiste par Héroda,

« Non licet'

Il ne sera pas inutile de donner quelques brèves indications sur le personnage qui se fit le persécuteur de Jean- Baptiste, et sur les circonstances qui provoquèrent ces criminelles rigueurs.

On connaît la vieille prophétie de Jacob marquant le dernier des signes de la venue du Messie. « Le jour où le sceptre disparaîtra de Juda, avait dit à ses fils le patriarche mourant, le jour où sa postérité cessera de fournir des chefs au peuple élu, ce jour-là l'avènement de Celui qui doit être envoyé sera proche^. » Or, en l'an 40 avant l'ère nouvelle, par un sénatus-consulte daté du consulat de G. Domitius et de PoUion, par la haute ingérence de Marc- Antoine et d'Octave, Rome imposait aux Juifs un maître de race étrangère, llérode l'iduméen. La vaillante famille

1. S. Matth., XIV, 4, 5 ; S. Marc, vi, 18,19; S. Luc, iii, 19, 20. '2. Genèse, xlix, 10.

des Asmonéens, à qui depuis un siècle la nationalité juive devait un reste de grandeur, succombait dans la personne du noble et courageux Antigone ^ Antigone vaincu et tué lâchement, llérode fut mis à sa place. Hérode régna trente ans. Son règne souillé de crimes fait horreur'^. Quand il mourut, il partagea entre ceux de ses fils qu'il n'avait pas assassinés la domination qu'il tenait de la République. Arcliélaûs eut la Judée, la Samarie, l'idumée ; Antipas, la Galilée et la Pérée ; Philippe, l'iturée et la Brachonitide. Un quatrième, Hérode Philippe, fut déshérité.

C'est ce dernier qui avait pour femme l'intrigante llérodiade, dont le nom fatal remplit tout le récit de l'emprisonnement et de la mort du Précurseur. Nous empruntons à M. l'abbé Bougaud les détails qui sont ici nécessaires, et qu'il expose d'après l'historien Josèphe, avec un intérêt saisissant :

« .... Inquiète et ambitieuse, Hérodiade avait été précisément mariée au seul des fils du grand llérode qui n'eût pas de trône,. Hérode Philippe. Humiliée de cette position inférieure de son mari, elle rêvait une couronne et elle avait résolu de l'obtenir à tout prix. Elle vit son beau-frère Hérode Antipas, tétrarque de la Galilée, lui tourna la tête et, quittant elle-même son mari, elle obtint de ce prince faible qu'il renveiTait aussi sa femme. Ainsi par deux crimes, courtisane et adultère, elle réalisait le rêve de sa vie et montait enfin sur le trône. L'affaire cependant ne devait pas aller toute seule. Antipas avait épousé la fille de llareth, roi des Arabes, laquelle, ayant aperçu ce qui se tramait et s'attendant à être répudiée,

1. Voir l'abbé Darras, Histoire de V Église, tome IV, chap. i. I.a royauté Asmondenne.

2. Voir l'abbé Darras, Uisloire de l'Église, tome IV, cliap ii. Règne d'Hérode.

s'enfuit à la hâte et en secret, vint trouver son père et lui demanda de venger son honneur. Hareth entra aussitôt en campagne, et comme les deux royaumes, celui de la Galilée et celui des Arabes, étaient limitrophes, ses troupes vinrent précisément heurter celles d'Hérode, à la pointe extrême de la Pérèe, non loin du lieu où se trouvait Jean-Baptiste. Ajoutons pour bien comprendre la situation que le peuple de la Galilée et de la Pérée était furieux et de cette union adultère, et d'être obligé de verser son sang pour une pareille cause. Si llérode avait pu obtenir au moins le silence, sinon l'assentiment de Jean-Baptiste, il se serait mis peu en peine de celte colère du peuple. Mais le prophète n'était pas homme à pactiser ainsi avec le mal. 11 blâma énergiquement Hérode, le vint trouver et lui dit en face ce fameux « non licet » qui a retenti si profondément dans la conscience de l'humanité: « Non, lui dit-il, il ne vous est pas permis de prendre la femme de votre frère. » Hérodiade, furieuse, poussa alors Hérode Antipas à un coup violent : Jean-Baptiste fut arrêté, et ordre fut donné de l'enfermer à Machéro.

« Machéro était une forteresse considérable bâtie à l'extrémité de la Pérée par le grand Hérode, précisément pour en faire une place d'armes contre les Arabes. Elle était assise sur une roche à pic de cent coudées de haut, et de tous les autres côtés environnée de fossés profonds. Quatre tours trés-élevées flanquaient et soutenaient les murs. Au centre du quadrilatère, au pied duquel se groupaient les maisons de la ville, était un grand palais, où llérode, Hérodiade, sa fille Salomé, étaient venus s'établir pendant la guerre. C'est dans une des quatre tours qu'était Jean-Baptiste ^.. »

4, Le Christianisme et les temps présents, par l'abbé Bougaud, tome II, chap. VI. Poussielgue, 1874.

Quelques auteurs racontent cette même scandaleuse aventure avec de légères différences de détail. Les détails importent peu. Que la forteresse de Machéro ait été bâtie par Alexandre Jannée l'Asmonéen, ou par llérode le Grand ; qu'au temps de Jean-Baptiste elle fût tombée au pouvoir d'Hareth, et qu'elle ait été reconquise dans une première expédition par llérode Antipas, ou que ce dernier en fût dès le début le tranquille possesseur; que la fuite de l'infortunée princesse que l'insolente Ilérodiade humiliait et désespérait se soit effectuée de telle façon plutôt que de telle autre, la chose ne tire pas à conséquence. Il paraît bien difficile que sur de semblables points d'histoire les plus érudits arrivent à une incontestable exactitude. On peut se demander de même si Jean-Baptiste vint soudainement trouver Hérode et lui reprocher ses désordres en face, ou bien si du milieu des prédications et des travaux auxquels il se livrait près de là il se contenta de faire entendre des apostrophes dont l'application transparente et le facile écho finirent par arriver aux oreilles du coupable. En ce cas, au lieu de s'être ingéré par une brusque initiation dans la vie privée du monarque, il aurait commencé par provoquer à distance son mécontentement, le mécontentement surtout d'ilèrodiade, jusqu'à ce que l'occasion lui eût été fournie de protester directement par le fameux « non licet )) qui lui valut l'incarcération et la mort. On avouera que les deux variantes méritent à peine d'être signalées, et que le fond du récit, quelle que soit celle qu'on préfère, demeure le même absolument.

« Non licet », c'est le mot principal ; c'est le mot vengeur et bienfaisant au milieu de ce début d'abominable hi.-toire. Il a été prononcé par le Précurseur; prononcé, ce n'est pas

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assez dire, répété jusqu'à faire naître la colère. Cela suffit.

Pousserons-nous trop loin l'habitude de chercher et de découvrir dans n'importe quel fait évangélique des significations révélatrices, si nous disons qu'il faut admirer ici non-seulement l'énergique protestation de la conscience que le spectacle du mal indigne, mais encore le dessein providentiel d'après lequel le Précurseur flétrit ce qui est jiarmi les hommes l'entraînement le plus impétueux, le désordre le plus répandu, et qu'on essaie le plus de disculper lâchement? Hérode Ântipas eût pu mériter de vingt façons, pour vingt méfaits, les remontrances de Jean-Baptiste. Il se trouve qu'il les mérite et qu'il les subit à litre de débauché. Il nous a toujours paru que les choses ne se présentaient point ainsi au hasard, que dés les premières pages de l'Évangile cette flétrissure retentissante infligé au vice grossier, à la passion charnelle, avait un sens très-déterminé. Il y a là comme une indication du pire obstacle que devra rencontrer à travers tous les siècles et sous tous les cieux la chaste morale du Christ, une indication aussi de la fermeté indomptable que l'Église, héritière de ses divins enseignements, mettra à les combattre et à les vaincre. « Animalis homo ». Hérode Antipas, c'est l'humanité déchue et dégradée, prétendant s'établir paisiblement dans la dépravation. Jean-Baptiste, c'est la sainte Eglise catholique, avec sa fierté, son audace, ses protestations invincibles et invaincues.

Que de fois dans la suite des âges, en face du même cynisme des passions, l'Église s'armant de l'intrépidité du Précurseur opposera les mêmes résistances insurmontables: « non licet ! » Elle l'a dit aux souverains couronnés, aux Henri d'AHemagne et aux Henri d'Angleterre. Elle le redira, le cas échéant, à n'importe quel potentat. Et si, au lieu

d'un seul Ilérode, elle rencontrait, comme c'est le danger aujourd'hui, les foules devenues souveraines ; si du sein des assemblées, par la puissance abstraite des suffrages, le mal, rinjustic(\ la violation du devoir, venaient à monter, réclamaient d'être la loi, elle parlerait encore : « non licet. » Un roi qui répudie sa femme légitime pour en épouser une autre, un peuple qui décrète légalement le divorce, font tous deux acte d'iniquité, et méritent au même titre la résistance et l'anatlième.

Voilà des considérations qu'il est opportun de se faire à soi-même et de présenter à d'autres, pour s'affermir personnellement et pour affermir autrui dans l'estime delà sainte Église de Jésus-Christ. L'Église (n'eût-elle que ce droit à la reconnaissance) devrait attirer les sympathies de tout homme d'intelligence et de cœur, par le ferme rempart qu'elle a dressé contre l'assaut multiplié des basses passions, la digne qu'elle a élevée contre un torrent qui eût tout emporté, société et famille, dans son cours dévastateur.

Puisque nous avons abordé cette question délicate, si digne d'être soumise à l'attention de quiconque aime la vérité, on nous permettra d'emprunter à l'un de nos orateurs catholiques contemporains le résumé rapide et chaud de ce qu'a fait l'Église, imitatrice de Jean-Baptiste et se mesurant depuis vingt siècles avec les mêmes adversaires que lui :

« C'est aux mains de l'Église que les nœuds sacrés du mariage ont été confiés, et vous allez voir si elle les a tenus d'une main haute, ferme, invincible, jusqu'à y mettre la tête de ses papes et le sang de ses martyrs. L'Église catholique seule soutient le contrat du mariage que Dieu a dressé dans le paradis terrestre et que l'ilomme- Dieu a restauré et scellé de sa croix.

« Ce contrat, il a fallu le présenter à la frivole Athènes,

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à l'impure Corinthe, à Rome qui venait d'ouvrir son Panthéon à tous les dieux, ses palais à toutes les infamies, ses cirques et ses amphithéâtres à toutes les cruautés. Et ces Corinthiens voluptueux, ces Grecs qui avaient accueilli saint Paul avec le sourire de l'ironie, ces Piomains de la décadence et de l'empire, sont venus signer de leurs mains la charte de la continence conjugale et en jurer les lois inviolables. Le mariage est devenu saint et honorable, et le lit nuptial sans taches, dans ces villes fameuses où le théâtre en avait fait son jouet, les Césars leur proie, les philosophes et les poëtes leur dérision.

« Quand les peuples barbares envahissaient l'empire, et que ces races jusque-là inconnues qui habitaient les hauts plateaux de l'Asie descendent, poussées par le vent du désert, dans les plaines de la vieille Europe abandonnée de toutes parts à leur pillage, ils amènent avec eux une troupe de femmes et d'esclaves entre lesquelles leur caprice choisit et laisse tour à tour l'épouse de la semaine et la reine de leur camp. L'Église vient à leur rencontre, la croix d'une main et l'Évangile de l'autre. Elle leur fait lire dans l'Évangile ces textes qui attestent l'unité du mariage, et avec cette croix qu'elle étend comme une verge vengeresse entre la femme légitime et la servante, elle met l'une dans le lit et sur le trône du barbare converti, elle relègue l'autre dans une domesticité mille fois plus honorable que l'esclavage, et qui n'aura plus la honte éternelle et les passagères faveurs de l'adultère. Les Alaric, les Sigisniond, les Clovis, ont signé ce contrat nouveau pour eux, et les Glotilde sont devenues des saintes en faisant régner sur leur mari et sur leur peuple les lois inviolables du mariage chrétien,

« N'essayez pas d'effrayer l'Eglise en la menaçant de la colère des princes. Sahit Prétextât tombera à l'autel sous

le poignard do Frédégonde pour avoir consacré une légitime alliance; saint Colomban ira en exil plutôt que de bénir à la cour de Thicny 11 les fruits de l'adultère; le pape Nicolas 111 souffrira tout de Lothaire et de Waldrade, tout, excepté de reconnaître en eux l'honneur de leur lit nuptial qu'ils ont souillé par la débauche. Que le roi Robert, malgré sa piété, n'espère pas donner à Berthe sa cousine les dioits d'une véritable épouse; l'Église, qui veut mêler les races, a élevé dans les familles, entre les personnes issues du même sang, une noble et salutaire barrière , et l'excommunication la maintient contre les rois qu'elle chérit le plus. Louis Vil n'obtiendra pas plus de grâce qu'elle n'en a fait à Robert ; Philippe Auguste ne la fléchira pas même au prix d'une croisade, il faut reprendre Ingerberge, il faut renvoyer Agnès de Méranie. L'Éghse l'ordonne, l'Église passe sur toutes les têtes ce niveau de l'égalité chrétienne qui ne s'abaisse jamais. Ce niveau, c'est la croix. Peuples et rois, il faut bon gré mal gré ou l'adorer ou la mettre en pièces. Sortez de l'Église ou respectez le contrat de mariage, car il est scellé du sang de la Croix.

<( Pendant quinze siècles la voix de. l'Église fut entendue et obéie. Les passions souveraines, les hardiesses du libertinage tout-puissant , cédaient devant cette résistance héroïque, et les luttes du sacerdoce et de l'Empire, entreprises avec tant de courage, soutenues avec tant de persévérance, terminées avec tant d'honneur, n'avaient pas laissé l'épée des Césars déchirer ce noble contrat. Mais il arriva un jour où l'Angleterre et l'Allemagne furent plus remuées que jamais par les passions qui ont perdu Salomon et tant d'autres rois. Henri VllI veut épouser Anne de Boleyn du vivant de Catherine d'Aragon, Philippe de Hesse songe à j5osséder deux femmes à la fois, Albert de Brandebourg brise les liens qui l'attachent à l'autel et forme des nœuds

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adultères autant que sacrilèges. Luther conseille, approuve, ratifie tous ces scandales, et le scandale de son exemple ajoute à celui de sa doctrine. C'en est donc fait du mariage, le torrent entraîne tout; le Danemark, la Suède, la Saxe, tout fléchit; la Suisse se partage, la France s'ébranle; le monde va retourner à la barbarie, et s'abîmer dans la corruption d'un nouveau paganisme. Non, soyez sans crainte, l'Église veille sur le lit nuptial et elle en sauvera l'honneur. Il en coûte leur tête à l'évêque Jean Fischer et au chancelier Thomas Morus, pour avoir résisté aux caprices tyranniques d'Henri VIII. Le pape Clément Vil ira jusqu'à sacrifier l'Allemagne et l'Angleterre plutôt que les lois inviolables du mariage. Il laissera déchirer le sein de l'Église et couper ses membres plutôt que de rendre ce contrat sacramentel dont il est le gardien...

« Trois siècles ont passé et le torrent de la réforme coule sous un autre nom : c'est le torrent de la révolution. La révolution, là où elle a coulé à pleins bords, a enseveli les autels du mariage comme tout le reste, et la bénédiction donnée au nom de Dieu par la main du prêtre a passé pendant six ans, comme un crime d'État digne de la prison et de la mort, dans notre France qui réservait alors la prison et la mort pour le courage, l'honneur et le devoir... « Il est resté de ces jours mauvais deux institutions dont je ne puis me taire ici, car je vous dois toute la vérité : le divorce et le mariage civil.

« Le divorce est demeuré vingt-cinq ans dans nos lois au grand détriment de la morale et de l'union conjugale. C'est avec le texte sacrilège qui l'autorisait que l'on a vu deux époux apporter à un magistrat l'ordre de séparer ce que Dieu avait uni, et de mettre fin à une alliance contractée pour toujours au pied des tabernacles. Comme si l'homme pouvait tenir la place de Dieu, comme si la table

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du magistrat pouvait remplacer l'autel du prêtre, comme si une loi datée de la veille et rédigécpar quelque jurisconsulte pouvait prévaloir contre la loi datée du premier jour du monde et scellée au Calvaire de tout le sang de Jésus- Christ! Le divorce est sorti de nos lois, mais il est toujours près d'y entrer...

« ... Et pourquoi l'homme prétend-il séparer les époux, sinon parce qu'il prétend les avoir unis? Pourquoi le divorce, sinon parce qu'il est comme une conséquence naturelle du mariage civil? Une usurpation a entraîné l'autre^... »

Nous ne poursuivons pas plus loin cette citation déjà longue, mais qui, à l'aide des souvenirs historiques les plus précis, expliquait trop bien, commentait trop magistralement le 71011 Itcet du Précurseur, pour que nous nous soyons permis de l'abréger.

Si l'on veut maintenant se convaincre de la persévérance infatigable de l'Église à soutenir aujourd'hui comme dans le passé la haute mission qu'elle a reçue de son divin fondateur, si l'on veut connaître son attitude actuelle en face des éternelles revendications de la passion, des éternels périls de la vertu conjugale, on n'a qu'à lire attentivement dans le SyUabiis, au paragraphe Vlll, les erreurs de formes et provenances diverses au sujet du mariage, condamnées par le souverain pontife depuis vingt-cinq ans. Il y a dix propositions déclarées solennellement fausses, hostiles à la pensée et à l'œuvre de Jésus-Christ, c'est-à-dire à la loi môme de Dieu, ruineuses pour la morale sainte du foyer domestique et de la famille ^. Autant de prétentions à la licence,

1. Les San-ements, on la grâce de V Homme-Bien, vinf^t-quatrième conférence. De l'institution du mariage, par M. l'abbé Besson, aujourd'hui évêque de Nîmes. Bray et Rétaux, 1875.

2. Voici le texte même de ces propositions avec l'indication des lettres apostoliques qui les ont condamnées :

autant de fermes réponses de l'Église. Qu'on n'espère ni surprendre sa vigilance ni lasser son courage. Comme à Jean-Baptiste devant Hérode, un mot lui suffît pour accomplir sa grande tâche : « non licet. » Elle n'est pas près de se taire.

C'est à peine s'il est besoin d'ajouter que la fermeté du Précurseur ne doit pas moins servir de modèle à l'humble apôtre caché dans l'ombre et l'oubli d'une position modeste

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