Is., XXXV, G. Is. i.xi
SAl.NT .IKAN-nviTlSTE. 259
chrétienne occupe l'observation, l'expérience, la méthode scientifique dont on fait tant d'estime de nos jours, il n'est pas nécessaire de nous arrêter davantage aux textes qui précèdent. Evidemment ils sont de ceux à l'aide desquels on est en droit d'établir que le divin fondateur du christianisme a fait le plus grand cas de la preuve expérimentale, lui a assigné le plus grand rôle dans la formation ou le maintien de la foi. C'est le « Venite et videte » du début, l'argument employé dés la première page de l'Évangile, qui se trouve une fois de plus mis en pleine lumière et en plein honneur.
Nous ne nous lasserons pas d'y rappeler nos contemporains. Nous les adjurerons d'étudier consciencieusement, sans défaillance, sans étroitesse d'esprit, à la lumière des événements les plus considérables, ce qu'a été l'Église dans le passé, ce qu'elle est aujourd'hui, Nous les amènerons à reconnaître au nom d'une évidence personnelle qu'elle a rendu la vue aux aveugles, elle aussi, guéri les malades, ressuscité les morts, évangélisé les pauvres.
Et quand il sera bien établi à leurs yeux que ces prodiges existent, nous leur demanderons si pour en compromettre et annuler la valeur, il suflit de dénoncer les traces d'infirmité humaine qu'on y rencontre !