I. In Matth. 37 a. In Joannem i
9k SAINT JEAN CHRYSOSTOME.
quoique Tempire fût devenu clirétien. Puis il déplorait ces troubles incessants dont les divisions du public en factions étaient Torigine. II revenait encore sans cesse sur ceci, que le cirque non moins que le théâtre était le rendez-vous de tous les gens de mauvaises mœurs, et qu'on s^ laissait comme insensiblement gagner à la corruption du milieu. Enfin ce qui peinait tout particulièrement Chrysostome, c'était que les jeux du cirque, non moins que les représentations dramatiques, faisaient en quelque sorte concurrence à l'église : ils lui enlevaient son public, et ils étaient la cause la plus ordinaire de ces absences à l'office divin contre lesquelles il s'est si souvent indigné. Certaines dispositions législatives avaient été prises dès cette époque pour empêcher la coïncidence des fêtes publiques et des fêtes religieuses; mais elles étaient incomplètes, et, déplus, mal observées. Dès le début de son ministère, Chrysostome, quandil prêcha, d'abord avec grand succès, ses homélies contre les Anoméens, eut à constater, lejourdela septième, que, son public avait singulièrement diminué, parce qu'il y avait des courses. Pareille mésaventure lui arriva souvent dans la suite *. L'exemple le plus frappant nous en est fourni par la belle homélie, à laquelle j'ai déjà fait plusieurs emprunts, qu'il a prêchée à Constantinople en 899, en un moment où des pluies persistantes avaient failli ruiner la moisson, et où des prières publiques, un pèlerinage solennel à l'église