I. Ép. lao
a. « Je ne crains rien tant que les ëvéques, quelques-uns exceptes, » écrivait-il plus tard à Oljrmpias. Ép. i4*
qui vous remettront ces lettres pourront vous le dire mieux que personne, quoiqu'ils ne soient restés que peu de temps avec moi. Je ne pus pas même leur parler, tant j'étais consumé par la fièvre continuelle, malgré laquelle je dus voyager jour et nuit, tour« mente par la chaleur, épuisé par la veille, le manque de soins et de subsistances. J'ai souffert et souffre encore pis que les criminels dans les mines et les prisons. J'ai pu enfin arriver à Césarée, qui est mon port après cet orage. Mais même ce port n'a pu ré« parer tous les dommages qu'avait causés la tempête, tellement le temps qui venait de s'écouler m'avait mis à mal. Cependant je recommençai à respirer un peu après mon arrivée à Césarée, quand je pus boire de nouveau une eau pure, manger autre chose que du pain gâté et durci comme la pierre. » Son état s'améliora bientôt, et il reçut un accueil qui le toucha d'un certain nombred'habitantsdeCésarée, parmilesquels il cite particulièrement des médecins et des rhéteurs^ Mais, au moment où il pensait pouvoir se remettre en route, une incursion des Isauriens dans les campagnes voisines l'obligea à retarder son départ. Il se décida à rester ; ce fut pour se trouver aux prises avee un autre danger. Une troupe fanatique de moines vint manifester violemment devant sa maison, et les soldats de l'escorte eurent peine à le défendre contre leurs fureurs. Les mêmes menaces se reproduisirent les jours suivants; Chrysostome dut monter en