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178 SAINT JEAN GHRTSOSTOME.
Nicée» il écrivait ane belle lettre au prêtre Constance, et lui demandait instamment d*ètre tenu au courant des progrès de la mission.
Quand il apprit que la résidence qui lui était assignée était Gueuse, il en fut d^abord afQigé, et il trahit Timpression qu^il éprouva dans sa lettre à la diaconesse Théodora S en disant qu'il n*a pas réussi à obtenir « ce que les plus criminels obtiennent, de ne pas être envoyé dans une contrée aussi sauvage et aussi lointaine ». Mais il reprit bientôt son empire sur lui-même, se résigna, et pria ses amis de ne faire aucune démarche pour que Ton changeât le lieu de son exil. Il se mit en route, en plein été; il lui fallait traverser la plus grande partie de FAsie Mineure, et celle où les voyages étaient le plus difficiles, les populations le plus clairsemées et le plus grossières, où le danger des incursions isauriennes était grand. Le voyage jusqu'à Césarée de Cappadoce lui fut pénible ; il eut la fièvre ; il fut très mal reçu par certains évéques, par exemple, quand il traversa la Galatie, par Léonce d'Âncyre' , qui, au second des conciles qui l'avaient déposé, s'était déjà montré son adversaire. Il comptait être mieux accueilli par Pharétrius, à Césarée, mais il se trompait. Â peine putil trouver à se loger dans un faubourg, quand il y arriva, exténué. Voici ce qu'il écrivait alors à Théodora : « Je suis tout rompu, mille fois mort. Ceux