LA SITUATION A CONSTANTINOPLE
traverser de nouveau, du sud au nord celte fois, toute l'Asie Mineure. Il se mit en route, vers la fin de juin 407, sous la garde de deux soldats, dont Tun fut pour lui plein de prévenances, tandis que l'autre au contraire se montrait fort rude. Il voyagea assez lentement à travers la Cappadoce, car dans les premières semaines de septembre, il n'avait pas encore pénétré fort avant dans le Pont ; il arrivait alors dans la petite ville de Comane, près de laquelle était enseveli le martyr Basilisque. Très fatigué, et malade plus que jamais, il s'arrêta, pour y passer la nuit, dans la chapelle, située à peu de distance de la ville, où se trouvait le tombeau, et il crut voir en songe le martyr qui lui disait : a O)nsole-toi, frère ; demain, nous serons réunis. » Au matin, quand il se réveilla, il se sentit si peu de forces qu'il pria ses gardes de retarder le départ de quelcpies heures. Il n'obtint pas cette grâce, et, après une marche d'un peu plus d'une heure, il parut si manifestement épuisé que force fut à son escorte de revenir sur ses pas, et de le reconduire à la chapelle de Basilisque. Chrysostome ne se faisait pas illusion : sa fin approchait. Il déposa les vêtements poudreux qu'il portait, se vêtit à nouveau, communia et pria. Ses dernières paroles furent : « Gloire à Dieu pour toutes choses » (i4 septembre 407*)-
Sa mort ne ramena pas immédiatement la paix