I. Thëodoret, H. E., V
Chrysostome a eu deux supériorités éminentes : il a été, sans conteste, le plus grand orateur de l'antiquité chrétienne ; il a été aussi non point seule* ment un grand évêque, mais un grand apôtre ; réformateur courageux des mœurs de son siècle, ami tendre des pauvres et des humbles, pénétré du plus pur esprit chrétien, et aussi charitable qu'énergique, il a osé tenter ce qui peut paraître un rêve, ce qu'il jugeait un devoir : introduire dans l'Église du iv*^ siècle, c*est-à-dire non point dans une élite, dans une petite communauté de saints, mais dans la société tout entière, dans le monde, la stricte rigueur de la morale évangélique.
Les citations que j*ai pris plaisir à multiplier feront sentir au lecteur mieux qu'une analyse la variété et la puissance de son éloquence. Il a donné sa perfection à l'homélie, dont il a fait avant tout un sermon efficace et intelligible à tous. Telle qu'il la conçoit, l'homélie, en sa composition un peu