CHAPITRE XIV
causée ^ . Or, ce n'est point sans motif qu'il est dit que son mari Faima , et que son amour le consola de son deuil , mais afin que vous appreniez par quels moyens , par quels charmes elle avait réussi à se faire aimer. Et qui n'aimerait une telle femme, si modeste, si sage, si hospitalière, si charitable, si douce, d'une âme si virile dans un corps si sain »? »
A ces mots, un tonnerre d'applaudissements interrompit l'orateur. Dès que sa voix put dominer les acclamations et le bruit , il termina ainsi son discours :
« J'ai dit ces choses , non pour le plaisir d'être écouté ou applaudi , mais afin qu'elles soient pour vous un objet d'émulation. Pères, imitez la sagesse de ce patriarche dans le choix qu'il fait pour son fils , et ne vous attachez , ni à la fortune , ni au rang, ni à la beauté, mais seulement aux richesses de l'âme : mères, appliquez-vous à élever vos filles sur ce modèle. Que les jeunes hommes qui doivent être leurs maris, les épousent avec la même décence , et qu'ils écartent de la célébration de leurs noces les danses, les rires bruyants , les propos obscènes , les flûtes , les cymbales et tout cet appareil diabolique ; que la prière remplace la dissipation, et obtienne de la bonté de Dieu qu'il soit le médiateur de toute leur vie. Si nous procédons ainsi , plus de divorce , plus de soupçons d'adultère , plus de jalousie , plus de disputes , mais une paix profonde , une parfaite union et avec elle toutes les vertus. De même, en eifet , que le mari et la femme ne s'entendant pas rien n'est bien , même dans la maison la plus prospère ; ainsi , l'union et la paix régnant entre eux , rien ne leur sera pénible , même quand ils auraient mille épreuves à traverser. Que les mariages soient ce que nous souhaitons , et il n'y aura rien d'aisé comme de bien élever les enfants. Car, une
1 Genôs., 67.
2 Chry»., t. 3, p. 2i6.