‹ Saint Jean et la fin de l'age apostoliqueChapitre 33 sur 76 · INTRODUCTION XLIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XLIII

cantiques des vierges, les prostrations des vieillaids, les encensements des élus; le Calvaire qu'il gravit en tombant, est devenu la colline du trône où le monde l'adore; Jérusalem, la ville coupable, qui tuait les prophètes et a versé le sang d'un Dieu, purifiée par sa ruine, est transformée en la cité céleste resplendissante de pierreries.

Là, toutes choses seront redressées selon l'équité : le juste apparaîtra, glorifié pour sa constance et sa foi; l'impie, confondu pour sa rébellion, rendra par son châtiment hommage à Dieu qui le punit. C'est l'avènement du Royaume tant prédit; le retour du Christ, attendu par l'Église depuis qu'il l'a quittée; mais tout triomphant qu'il se montre, la figure même de l'Agneau ne rappelle-t-elle pas, en le consommant, le suave esprit de l'Evangile? Si, dans aucune autre partie de l'Écriture, les grandes vérités delà Foi ne sont exprimées en images plus fortes, nulle part peutêtre sa pénétrante douceur ne se fait sentir davantage. Où trouver des accents plus pitoyables que ceux-ci, à notre humaine misère ? « Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et il n'y aura jamais plus de mort ni de deuil, ni de cris, ni de

Page 1