Saint Jean le Baptiste [microforme]
Les premiers feux de l'aurore doraient à peine les cimes assoupies des montagnes d’Mébron et
la nuit, résonnaient dans la vaste cour d'Israël où s'élevait le vestibule des prêtres. Et tout le Temple avec les grands murs d'enceinte, les imposants portiques
de Salomon et d’'Hérode encerclant les merveilleux édifices du centre, resplendissaient sous les premiers baisers du soleil, paraissant s’émouvoir et comme vibrer d'enthousiasme Dour le rite sacré qui se déroulait harmonieusement au sein de ses blanches murailles.
C'était vers la fin d'octobre. Cette semaine-là, le devoir de servir au Temple pour les cérémonies revenait à la huitième . des classes choisies par
. : Moïse, c'est-à-dire à celle d'Abia. Le peuple s’étant réuni dans la coùr. d'Israël, le Granid-prêtre se dirigea comme d'habitude versle Sanctuaire. Avant de l'ouvrir toutefois,! dl. purifia, comme il le devait, l’autel d’or qui s'élewgit devant le Saint des Saints. Puis, un second: ministre se présenta portant un encensoir rempli de charbons incandescents qu'il déposa sur l'autel.” Enfin, un troisième, du nom de Zacharie, vint æ son tour répandre l'encens qu'il portait sur'les tisons enflammés, et après une courte prière, il devait sortir: mais ce jour-là sa présence se: frolongea dans le Sanctuaire. ae
Or, c'était une opinion .reçüe par tout le peuple juif, que le séjour trop.prolongé dans le Sanctuaire était un signe de‘ mauvais augure. Les Juifs facilement enclins au Seupçon, commencèrent dès lors à craindre ce qué, ce’retard pourrait leur prédire, et ur mécontentement se manifestait mé-
\ me Par une séurde rumeur qui s'élevait dans la cour d'Israël. = À