LA NAISSANCE
La joie Yut grande dans toute la famille de Zacharie à la naissance de l'enfant. De toutes parts on accourait pour féliciter Elisabeth de ce que le Seigneur avait montré en elle la grandeur de sa miséricorde.
Enfant béni! Il naissait déjà rempli de l'1prit- Saint, comme l'ange l'avait annoncé à Zacharie. Il possédait encore le don de la justice, et de plus, 53 il était enrichi de grâces singulières pour remplir le ministère pour lequel Dieu l'avait choisi. C’est pour célélger ce triomphe de la grâce en lui qu'il avait exulté”dans le sein de sa mère à la douce salutation de Notre-Dame.
| Le huitième jour après sa naissance, on devait circoncire l’enfant; ainsi l’ordonnait la Loi qui par ce rite, admettait le nouveau-né dans ke peu-
LE BAPTISTE ut
ple de Dieu. A cefte occasion, on lui imposait un nom. Or il parut à tous qu’on devait l'appeler Zacharie, du nom de son père alors muet, Mais Elisabeth qui avait appris tout ce que l’ange avait révélé à son époux dans le Temple, s’y opposa: “Non dit-elle, mais il s’appellera Jean.” (S.Luc,l. 60-61) Les personnes présentes firent inutilement remarquer à la mère, l'étrangeté d'un nom qu'aucun de leurs ancêtres ou Parents n'avaient porté. Comme elle persistait Cependant dans sa décision, on-. en appela à Zacharie auquel, comme chef de la famille, appartenait plus spécialement le droit de donner le nom. Ils l'interrogèrent donc par signes afin de savoir comment il voulait nommer l'enfant. Zacharie demandant alors les tablettes y écrivit: “Jean est son nom” (S.Luc,1.63) <
En vérité, c'était son nom, parce qu’un messager céleste avait communiqué au père l’ordre divin qui l'imposait, Tous se montraient très étonnés de l'accord des parents à vouloir choisir pour leur nouveau-né ce nom inconnu jusqu'alors dans leur famille. Grande fut donc l'admiration de tous, lorsque Zacharie recouvrant tout à coup l'usage de sa langue, parla avec une joie et un enthousiasme indescriptibles pour bénir le Seigneur; saintes paroles d’un cantique qui est ile parfum des saintes pensées qui avaient fleuri dans son âme pendant les longs jours de son mutisme: “Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël... parce qu'il a visité et racheté son peuple... Quant à toi, petit enfant Poursuivit le vieillard en regardant le nouveau-né— » tu seras appelé Prophète du Très-Haut, car tu marcheras devant la face du Seigneur, pour lui préparer les voies; pour apprendre à son peuple à reconnaître le salut dans la rémission des péchés.” (S.Luc, 68-76-77)
Ces paroles de Zacharie étaient une éloquente réponse à la demande que se faisaient les uns aux autres Îles parents et les amis, lorsqu’émerveillés des prodiges dont ils avaient été les témoins, ils
s’en allaient en répétant entre ‘eux: “Que sera donc
cet enfant? Car la main du Seigneur était sur Jui.” (S.Luc,I.66) ; .