ITI LA VISITE A ELISABETH
Six mois ont passé depuis cette apparition de l'ange dans le Temple,
Une vierge, qu’une attitude angéliquement modeste revêtait’ d’une divine suavité, gravissait en hite les monts de la Judée, se dirigeant vers la vil-
pre
es re-rete
} le habitée par Zacharie. Æt la jeune vierge était Sainte Marie.
L'ange Gabriel qui avait annoncé à l'époux d’Elisabeth la naissance d’un fils, avait aussi révélé à la Vierge bénie entre toute les filles d'Eve, que sa cousine, jusqu'alors stérile, donnerait bientôt un enfant à la lumière.
Ni les fatigues d’un long et pénible voyage ni une absence prolongée de sa demeure n'avaient pu retenir Sainte Marie de voler au secours de-sa parente Elisabeth, pour se réjouir avec elle d’un bonheur si longtemps désiré et attendu.
Bien qu’elle fut déjà Mère de Dieu, la Vierge très prudente avait toutefois caché humblement à tous le divin mystère qui s'était accompli dans son sein. Elle apportait donc à la demeure. de Zacharie le parfum d’une allégresse et d’une grace + qui émanaient de sor âme bienheureuse et illuminaient toute sa personne.
Sainte Marie avait à peine touché le seuil de l'heureuse maison et salué sa cousine Elisabeth, que celle-ci sentit son âme s’enflammer d’ardeurs inconnues. Son esprit éclairé par l’Esprit-Saint connut alors le grand mystère qui s'était opéré en Marie et ne pouvant contenir la joie qui débordait de son coeur, elle s’écria: “Vous êtes bénie entre les femmes et le fruit de vos entrailles est béni. Et d’où m'’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne à moi?” (S.Luc,I.42-43)
Elisabeth n’est pas seule à se réjouir de la visite de Marie; tout en elle exulte et semble ressentir l'approche du Seigneur. Et elle ajoute: “Votre voix, lorsque vous m’avéz saluée, n’a pas plus tôt frappé mes oreilles, que mon enfant a tressailli de joie dans mon sei Heureuse celle qui a cru! car elles seront accomplies les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur.” (S.Luc,I.44-46)
Sainte Marie écoutait en silence les félicitations d'Elisabeth, paroles sublimes et inspirées qui exal'aient la puissance et la bonté du Seigneur dans
sa maternité divine. La Vierge comprit que déjà l'effusion des grâces découlant de la Rédemption commençait à se répandre; l’allégresse de l'enfant dans le sein d'Elisabeth n’en était-il pas la preuve évidente? Ne devait-elle pas rendre grâces à Dieu, auteur de tant de merveilles? C’est alors que toute vibrante d’une ferveur inexprimable, Sainte Marie éleva vers le Tout-Puissant son âme immaculée d’où, comme d'un luth d'ivoire aux cordes d’or, jaillit un cantique de louanges d'amour et de gratitude: “Magnificat! Mon âme glorifie le Seigneur... parce qu'il a jeté les yeux sur la-bassesse de sa servante... et qu’il a fait en moi de grandes choses....” (S.Luc,l.46-49)
La Viérge très fidè': esta enviro® trois mois dans la maison de Zachc..e et d'Elisabeth, attirant sur les saints époux les plus abondantes bénédictions du Seigneur.
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