‹ Saint-Jean, le matelotChapitre 12 sur 18 · M» SAINT-JEAN · texte numérisé non relu

M» SAINT-JEAN

du cœur. Au premier hasard, à -la moindre occasion ; ce feu de leurs yeux passerait dans leurs paroles, cette pensée de leur âme s'égarerait dans un transport, se confondrait dans un mot qu'ils diraient à la fois. — Les voilà au milieu de la carrière , à l'instant critique, où les destriers se touchent de la tête, où les tenants d'armes se menacent de la lance ! les voilà au dernier obstacle de la pente ! une feuille d'arbre au sommet d'une cataracte , arrêtée par la saillie d'un rocher, et prête à tomber au premier caprice du fleuve, au premier souffle du vent.

Et pendant tout cela , le bon vieil abbé Lemaître était bien souffrant. Il s'en allait de vieillesse, le pauvre homme! Il touchait aussi à une crise; c'était la mort !

Et Rousseau et Gédéon n'avaient pas perdu leur temps. Le honteux épisode du lycée avait été raconté par eux; mais on peut deviner dans quel sens : et déjà, grâce à l'activité des bonnes

langues et des bons cœurs, Augustin était déconsidéré dans cette ville, où nous l'avons \u jouissant de l'estime la plus générale.

Et Saint-Jean?

— Vous verrez bientôt.

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