‹ Saint JéromeChapitre 122 sur 387 · Pallad., Hist. Laus., c · texte numérisé non relu

Pallad., Hist. Laus., c

2. Ne erg;o me ob vilitatem prœsentis habitus contemnciidam putaveris, quia facile extollere, si velim, me possum. Pallad., ibid.

3. Atque ideo ne fortasse ignorans, periculum aliquod aut crimen incurras, ista tibi mandavi. Pallad., ibid.

ordonna que la captive fût rendue à la liberté', mais il la combla d'honneurs et voulut qu'on fermât l'œil sur ses visites aux prisonniers. La fière Romaine triomphait. « Un grand nom sert donc à quelque chose, disait-elle en riant : on le lance comme un épervier ou un chien sur l'animal qui veut vous nuire, et c'est à celui-là de se défendre ^ » Pour le moment, en 383, Mélanie était sous la main de Paifin, qui avait fixé près d'elle son domicile à Jérusalem ^ Avec la volonté froide et patiente qui distinguait le prêtre d'Aquilée, il avait su enchaîner les élans passionnés et trop souvent irréfléchis qui gâtaient les grandes qualités de sa pieuse amie. Ils fondèrent ensemble dans la cité sainte deux couvents, l'un d'hommes et l'autre de femmes, où Jérôme plus tard les retrouva. Celui de Rufin était situé sur le mont des Oliviers, du côté de la ville, et fut bientôt peuplé de moines ^ La communauté de l'Aventin applaudissait à ces succès, et Jérôme tout le premier^ : il ne se doutait pas que ce couvent des Oliviers serait un jour une citadelle redoutable dressée contre ses plus cliers amis et contre lui-même.

Hors de l'Église domestique comme au dedans, Tattention se portait alors particulièrement sur la famille de Paula, à qui la destinée réservait le premier rôle dans les aventures religieuses de Rome. J'ai dit dans ces récits mêmes quels étaient l'immense fortune et le rang de cette maison, qui remontait d'un côté aux Scipions et aux Gracques, de l'autre aux rois demi-fabu-

Page 1