‹ Saint JéromeChapitre 189 sur 387 · Hieron., Ep. 80. — Hieron., De toc. Hœbr., t. II · texte numérisé non relu

Hieron., Ep. 80. — Hieron., De toc. Hœbr., t. II

fut entrepris sans hésitation. Panla était devenue infatigable; non-seulement elle supportait les plus rudes montures, mais elle marchait à pied des heures entières, et gravissait même les pentes les plus escarpées. Les femmes qui la suivaient étaient toutes jeunes et animées d'ailleurs d'une pieuse curiosité. Il fut résolu qu'on partirait au plus tôt, et qu'on visiterait d'abord la montagne des Oliviers, dont les sentiers étroits et rocailleux n'effrayèrent personne.

Traversant donc la vallée de Josaphat et ses terrains plantés de vignes, laissant de côté la roche sur laquelle Judas Iscariote livra son maître*, ils s'avancèrent parmi les oliviers et les palmiers jusqu'au monticule d'où Jésus ressuscité s'éleva au ciel. Hélène y avait fait bâtir, sous le vocable de V Ascension, une basilique dans laquelle ils entrèrent. C'était une rotonde de médiocre grandeur, mais splendidement ornée : Jérôme fit remarquer que la coupole en restait ouverte, et il raconta la tradition, accréditée depuis Constantin, qu'aucun architecte n'avait jamais pu remplir le vide dans la portion où avait passé le corps du Christ. Il exposa avec plus de certitude l'ancien usage juif de brûler chaque année une vache rousse sur la montagne, et d'en répandre la cendre en expiation des péchés d'Israël. Il rappela aussi l'extase prophétique d'Ézéchiel et les chérubins du temple de Salomon émigrant sur la montagne des Oliviers pour y construire un temple nouveau. La vision s'est accomplie, affirmait-il; la basilique de l'Ascension, l'Église nouvelle, se dresse debout : — où sont donc même les ruines du vieux temple-?

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