‹ Saint JéromeChapitre 328 sur 387 · LIVRE XI. 4:i · texte numérisé non relu

LIVRE XI. 4:i

cette Église, reprit l'interprétation d'Origène pour y jeter de nouvelles clartés ^ Jérôme l'emprunta à ces maîtres illustres, et, fort d'une autorité si considérable à ses yeux, il Texposa dans son commentaire de l'épître aux Galates, sans négliger de citer les sources où il la puisait.

A la lecture de l'écrit de Jérôme, Augustin se montra vivement choqué : du point de vue philosophique où il aimait à se placer, il trouva le système condamnable. Dégageant le fait d'Antioche des circonstances historiques qui lui donnaient son vrai caractère, il ne voulut voir dans l'interprétation donnée qu'une question de morale abstraite. Saint Paul, dans son épître, avait présenté la dispute comme réelle, et sa réprimande publique à saint Pierre comme véritable : prétendre que l'une et l'autre étaient concertées entre les deux apôtres et qu'il y avait eu simulation, c'était d'abord infirmer le témoignage de Paul qui disait le contraire; puis c'était introduire le mensonge dans les Écritures. Or le mensonge, même officieux, même imaginé dans un intérêt louable, est un crime; vouloir l'appuyer du témoignage des livres saints est presque un sacrilège. D'ailleurs les livres saints, dictés par Dieu même, doivent être toujours pris à la lettre ; leur prêter des sens détournés sous le prétexte d'en rechercher l'esprit, c'est altérer leur caractère divin, ouvrir la porte au doute des croyants, provoquer les attaques des incrédules"-. ,

4. Voir le volume de mes Récits de l'Histoire romaine au v*^ siècle, intitulé Saint Jean Chrysostome et l'impératrice Eudoxie.

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