Cyrill., DeMirac. Hieron, éd. Bened., t. V, p
2. Subito tribus claudicans, quarto suspensus pede, ingens leo cœnobii claustra ingressus est... Prœdicto patri, lœsi quem habebat pedis obtulit plantam... Vit. sanct. Hieron., Incert. auct., ap. Bened. Hieron.
3. Injuncta leoni cura asini, more pastoris industrii*.. Vit. sancl> Hieron,, t. V, p. 514.
518 SAIXT JEROME.
VU" siècle, lors de l'invasion des Sarrasins à Jérusalem, un moine de Bethléem eut une vision : Jérôme lui apparut en songe, et d'une voix impérieuse lui commanda d'enlever son corps pour le porter à Rome dans l'église de la bienheureuse Vierge Marie, aujourd'hui Sainte- Marie-Majeure. Trois nuits de suite, la même image se présenta devant ses yeux, de plus en plus irritée et menaçante, car le moine hésitait ou différait. Résolu enfin à obéir, le pieux voleur, armé d'une torche et d'un levier, se glissa dans la crypte, fouilla le tombeau, et les ossements de celui qui avait fui le monde pour le désert furent ravis au désert et dispersés dans le monde. Ce récit, tiré d'une chronique quon montrait au xvi^ siècle dans la basilique de Sainte-Marie-Majeure* et qui était destinée à couvrir d^ine sorte d'authenticité de prétendues reliques, est rejeté par une saine critique, ainsi que beaucoup d'inventions de ce genre. Nous donnons volontiers la main à cet arrêt de Thistoire. Nous aimons à supposer que le corps de Jérôme n'a point quitté la retraite sauvage qu'il avait disposée avec tant de soin pour sa dormition, suivant l'expression chrétienne, comme on se prépare pour la nuit un lit de repos, à quelques pas de la Crèche du Sauveur, près de la salle voûtée, a son paradis d'étude, » plus près encore des chères cendres dont il n'avait voulu être séparé ni dans la vie ni dans la mort.
Le principal des disciples de Jérôme, Eusèbe de Crémone, d'après une opinion probable, prit la direction du couvent d'hommes après le décès de son maître; Paula continua de diriger les monastères de femmes.
4. Petr. de Natal., 1. IV, 145. — Martyrol. Rom., 9 mai. — Tillom., Mém. ecclés., t. XII, p. 350.