LIVRE III
nisé , n'était donc qu'un usurpateur. Grégoire de Nazianze, ajoutait la lettre, n'a pu siéger canoniquement à Constantinople^ lui l'évêque, en ce moment, d'un autre siège; Nectaire n'a pu être nommé qu'en violation des règles ecclésiastiques : il n'était même pas baptisé au jour de son élection! Pour toutes ces raisons enfin, le seul évêque légitime de Gonstantinople n'a jamais pu être que Maxime. La conclusion était qu'il fallait l'introniser au plus tôt; et c'est à quoi le concile œcuménique de Rome devait pourvoir.
Les évêques italiens élevaient en second lieu la même réclamation au sujet de Paulin , seul évoque catholique d'Antioclie par suite de la mort de Mélétius : Flavien n'était qu'un faux évêque, un intrus, un parjure, qui détenait ce siège contrairement aux engagements de son protecteur et aux siens-.
La troisième question concernait le siège épiscopal de Jérusalem, ballotté depuis vingt-cinq ans d'un possesseur à l'autre- Cyrille l'avait occupé d'abord, mais, envoyé en exil par Constance, il avait laissé malgré lui son troupeau à l'abandon. Un certain Hilarius s'en était aussitôt emparé; il l'administrait encore, non sans opposition de la part des fidèles, quand Cyrille revint et le chassa. Hilarius en appela au tribunal de l'Église romaine, ce qui était aux yeux des Occidentaux une forte présomption de son droit. Les évoques italiens demandaient donc dans leur lettre à Théodose le rétablissement d'Hilarius et la déposition de Cyrille. On reprochait d'ailleurs à ce dernier un caractère despotique et dominateur, une insubordination scandaleuse vis-à
i. Ep. 5 Concil. Itaî. ad Theod. imp.