‹ Saint JéromeChapitre 97 sur 387 · Ep. 5 Concil. Ital. ad Theod. imp. C. Th., VI · texte numérisé non relu

Ep. 5 Concil. Ital. ad Theod. imp. C. Th., VI

vis de son ancien métropolitain de Gésarée, qui pourtant était arien. On rappelait en outre certaines intrigues, au moyen desquelles, à la mort de ce métropolitain, Cyrille avait porté son propre neveu sur le même siège de Gésarée, tenant ainsi entre ses mains les deux grands évêchés de la Palestine. Bien plus, on l'accusait de faire argent des biens de son Église. Il avait vendu à son profit, disait-on, un voile broché d'or destiné à couvrir les catéchumènes pendant le baptême par immersion, voile qui provenait des libéralités du grand Gonstantin. D'acheteur en acheteur, le vêtement sacré était devenu la propriété d'une comédienne, qui s'en servait dans des représentations grotesques^ : tels étaient les dires des ennemis de Gyrille, accueillis trop facilement en Occident.

Enfin le siège d'Alexandrie était le sujet de la quatrième réclamation. Pierre, l'ami des Occidentaux, étant mort à Rome, son frère Timothée s'était présenté au suffrage des Alexandrins pour le remplacer : il avait été élu ; mais son concurrent avait également réussi dans une contre-élection. Laquelle des deux serait ratifiée par les évêques orientaux? A qui allait appartenir le premier siège de TÉgypte? Les Occidentaux demandaient que ce fût à Timothée, leur ami et le frère d'un homme qui avait été en communion constante avec eux : ils désiraient que pour cette raison les difficultés électorales fussent discutées et jugées à Rome^.

Ainsi donc l'Église romaine poussait aujourd'hui ses

1. Aiunt quemdam postea donarium suum agnovisse in muliere scenica, quse illo amicta erat, inquirentemque curiosius unde illud haberet, deprehendisse mercatorem qui illud mulieri vendiderat ; mercatori vero episcopum venum dédisse. Sozom., iv, 25.

Page 1