‹ Saint Jérôme et les Saintes Écritures [microforme]Chapitre 15 sur 49 · Ioh. XIX · texte numérisé non relu

Ioh. XIX

47. Matth. Prol. Ep. LXXVIII, I, 1: cf. Mare, I, 13-31. 48. S. Aug. C. Faustum XXVI, 8.

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ple, soit sur la montagne voisine du lac de Génésareth, soit dans la synagogue de Nazareth et dans sa ville de Capharnaüm, le Seigneur Jésus empruntait au texte sacré les points principaux et les preuves de sa doctrine? N'est-ce pas là qu'il puisait des armes invincibles pour ses discussions avec les pharisiens et les sadducéens? Qu'il enseigne ou qu'il discute, il produit des textes et comparaisons tirés de toutes les parties de l'Ecriture, et il les produit comme des autorités qui doivent nécessairement faire foi: c’est ainsi, par exemple, qu’il se réfère indistinctement à Jonas et aux habitants de Ninive, à la reine de Saba et à Salomon, à Elie et à Elisée, à David, à Noé, à Loth, aux habitants de Sodome et à la femme même de Loth#* Quel témoignage rendu à la vérité des Saints Livres que sa solennelle déclaratio::: « Un seul iota ou un seul trait de la Loi ne passera pas, que tout ne soit accompli »%, et cette autre: « L’Ecriture ne peut être anéantie »:51 aussi « celui qui aura violé un de ces moindres commandements et appris aux hommes à faire de même sera le moindre dans le royaume des cieux »52? Avant de rejoindre son Père dans le ciel, il voulut pénétrer de cette doctrine les apôtres qu’il allait bientôt laisser ici-bas; c’est pourquoi «il leur ouvrit l'esprit, pour leur faire comprendre les Ecritures, et leur dit: Ainsi il est écrit et ainsi il fallait que le Christ souffrit, qu’il ressuscitât des morts le troisième jour ».53

49. Matth. XII, III, 39-42; Luc, XVII, 26-29, 32, etc. 50. Matth. V, 18.

S1. Zob. X, 35.

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