Tit. III
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ardeur lire les Ecritures et méditer jour et nuit la loi du Seigneur; nous pourrons ainsi, tels des changeurs exercés, distinguer les pièces bonnes des fausses. » 73
Il n'exclut point, d’ailleurs, de cette obligation commune les matrones et les vierges. À la matrone romaine Læta il donne entre autres ces conseils sur l'éducation de sa fille: « Assurez-vous qu’elle étudie chaque jour quelque passage des Ecritures... Qu'’au lieu des bijoux et des soieries elle affectionne les Livres divins.. Elle devra d’abord apprendre le Psautier, se distraire à ses chants, et puiser une règle de vie dans les proverbes de Salomon. L’Ecclésiaste lui fournira un modèle de force et de patience. Elle passera ensuite aux Evangiles, qu’elle devra toujours avoir entre les mains. Elle s’assimilera avidement les Actes des Apôtres et les Epiîtres. Après avoir recueilli ces trésors dans le mystique coffret de son âme, elle apprendra les prophètes, l’'Heptateuque, les Livres des Rois et des Paralipomènes, pour finir sans danger par le Cantique des cantiques. » ‘*. Il donne les mêmes directions à la vierge Eustochium: « Sois très assidue à la lecture et étudie le plus possible. Que le sommeil te trouve le livre à la main, et que le feuillet sacré reçoive ta tête tombante de fatigue. » Dans l’éloge funèbre qu’il envoya à Eustochium de sa mère Paula, il louait aussi cette très sainte personne d’avoir avec sa fille poussé si avant l'étude des Ecritures qu'elle les connaissait à fond et les savait par cœur. Il ajoutait encore: « Je relèverai ce détail, qui paraîtra, peutêtre, incroyable à ses émules: elle voulut apprendre l’hébreu, que j'étudiai moi-même en partie depuis ma jeu-