‹ Saint Jérôme et les Saintes Écritures [microforme]Chapitre 36 sur 49 · Ep. XXXVI, XIV, 2; Ep. CXL, I · texte numérisé non relu

Ep. XXXVI, XIV, 2; Ep. CXL, I

propre des sots. »1® «Tout ce que l’on compte aujourd’hui d’esprits cultivés se préoccupent non point de s’assimiler la moelle des Ecritures mais de caresser les oreilles de la foule avec des fleurs de rhétorique. »110 « Je ne veux rien dire de ceux qui, comme moi-rnême autrefois, s’il leur arrive de n’aborder les Saintes Ecritures qu'après avoir fréquenté la littérature profane et de flatter l'oreille de la foule par leur style fleuri, prennent toutes leurs paroles pour la loi de Dieu et ne daignent pas se demander ce qu'ont voulu dire les prophètes et les apôtres, mais adaptent à leur façon de voir des témoignages qui ne s’y rapportent point; comme si c'était la grande éloquence et non la pire de falsifier les textes et de tirer par la violence l'Ecriture à son dessein. »!11 « Car, sans l'autorité des Ecritures, ces bavards perdraient toute force persuasive, n'était qu'ils paraissent étayer de textes sacrés la fausseté de leurs doctrines. »112

Or, cet éloquent bavardage et cette ignorance loquace «n'ont rien d’incisif, de vif ni de vital, mais ne sont qu’un composé mou, flétri et inconsistant, qui ne produit que d’humbles plantes et des herbes, bien vite fanées et couchées à terre »; la doctrine de l'Evangile, faite, au contraire, de simplicité, « produit mieux que d’humbles plantes », et, tel l’imperceptible grain de sénevé, « devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel. viennent s’abriter dans ses rameaux »,118

Aussi, Jérôme recherchait-il en tout cette sainte sim-

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