‹ Saint Jérôme et les Saintes Écritures [microforme]Chapitre 35 sur 49 · Amos IX · texte numérisé non relu

Amos IX

que l'exemple de l’apôtre saint Paul, qui, pour citer un

n de Cas, « exposant les figures mystiques d'Adam et d'Eve, sous ! ne niait pas qu'ils eussent été créés, mais, basant l'intersage prétation mystique sur le fondement de l’histoire, écrie, la vait: « C'est pourquoi l'homme quittera... » 1% nan- ! Les commentateurs des Saintes Lettres et les prédi- ] cateurs de la parole de Dieu gagneront à suivre l’exemqu'il 4% ple du Christ et des apôtres, à ne pas négliger, conforlune # mément aux directions de Léon XIII, «les transposisses ! tions allégoriques ou autres analogues que les Pères ont dai- faites de certains passages, si surtout elles découlent du qu'il Æ% sens littéral et sont conñ;mées par l'autorité d’un grand l'au- % nombre de Pères», enfin, en prenant pour base le sens tde 4% littéral, à s'élever avec mesure et discrétion jusqu'à des utes interprétations plus hautes: ils saisiront avec saint Jévres rôme la vérité profonde du mot de l’Apôtre: « Toute que Ecriture est divinement inspirée et utile pour enseigner, nple pour convaincre, pour corriger, pour former à la jusoser tice »!° et le trésor inépuisable des Ecritures leur fou: fon- #% nira un large appoint de faits et d'idées par quoi orienu’au ter avec force et onction vers la sainteté la vie et la à ce !| conduite des fidèles.

t . Pour LA FORME: Rester objectif: Ne pas sacrifier nbre * la vérité aux charmes de la vanité littéraire à à Quant au mode d’exposition et d'expression, puisque ires. c'est la fidélité que l'on cherche dans les dispensateurs nvo- Æ Ges mystères de Dieu, Jérôme pose en principe qu'il faut

s’en tenir avant tout à l’« exactitude de l'interprétation » et que «le devoir du commentateur est d'exposer non

103, Is. VI, 1-7. jversiles S. Paul 104. II, Tim. III, 16. Universi au

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des idées personnelles, mais bien celles de l’auteur qu’il commente »; 15 d’ailleurs, ajoute-t-il, « l’orateur sacré est exposé au grave danger de faire un jour ou l’autre, par une interprétation défectueuse, de l'Evangile du Christ l'Evangile de l’homme ».196

En second lieu, « dans l'explication des Saintes Ecritures, ce n’est point le style recherché et orné de fleurs de rhétorique qui est de mise, mais la valeur scientifique et la simplicité de la vérité ».19 En se conformant à cette règle pour 12 rédaction de ses ouvrages, déclaret-il dans les Comraentaires, il avait en vue non « de faire applaudir » ses paroles, « mais de faire comprendre dans leur vrai sens les excellentes paroles des autres »:108 l'explication de la parole divine réclame, dit-il, un langage qui «ne sente point la recherche, mais découvre l'idée objective, dissèque le sens, éclaire les passages obscurs et ne s'embarrasse point de la floraison touffue des effets de langage ».

Il paraît bon de reproduire ici certains passages de saint Jérôme qui montrent clairement combien il avait en horreur l’él quence propre aux rhéteurs, qui, dans le fracas et le débit vertigineux de paroles creuses, ne vise qu'à de vains applaudissements. « Ne va pas devenir, conseille-t-il au prêtre Népotien, un déclamateur et un intarissable moulin à paroles; mais familiarise-toi avec les sens cachés et possède à fond les mystères de ton Dieu. Dérouler des mots et se faire valoir par la volubilité du langage aux yeux du vulgaire ignorant est le

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