‹ Saint Jérôme et les Saintes Écritures [microforme]Chapitre 40 sur 49 · Postumianus apud Sulp. Sev. Dial · texte numérisé non relu

Postumianus apud Sulp. Sev. Dial

i2i. Ep. CXXXIX.

termes énergiques contre les mauvaises mœurs, voulant, dans la mesure de ses forces, « présenter » au Christ «une Eglise glorieuse, sans tache, sans ride ni rien de semblable, mais sainte et immaculée ».122 Quelle vigueur dans les reproches qu'il adresse à ceux qui profanaient par une vie coupable leur dignité sacerdotale! Avec quelle éloquence il s'élève contre les mœurs paiennes qui infectaient en grande partie la ville même de Rome! Pour endiguer à tout prix ce débordement de tous les vices et de tous les crimes, il leur oppose l'excellence et la beauté des vertus chrétiennes, convaincu à juste titre qu'il n’est point de plus puissant préservatif contre le mal que l’amour des choses les plus pures; il réclame instamment pour la jeunesse une éducation pieuse et honnête, engage par ses graves conseils les époux à mener une vie pure et sainte, insinue dans les âmes plus délicates le culte de la virginité, ne trouve pas assez d’éloges pour l’austère mais délicieuse contrainte de la vie intérieure, rappelle de toutes ses forces le premier précepte de la religion chrétienne — Je commandement de la charité alliée au travail, — dont l'observation devait arracher la société humaine aux bouleversements et lui rendre la tranquillité de l’ordre.

Retenons cette belle parole qu'il disait à saint Paulin

à propos de la charité: « Le véritable temple du Christ,

c’est l’âme du fidèle: orne-le, ce sanctuaire, pare-le, dé-

poses-ÿy tes offrandes et reçois-y le Christ. À quoi bon

couvrir les murailles de pierres précieuses, si le Christ

meurt de faim dans la personne du pauvre? »1% Quant

à la loi du travail, il la rappelait à tous avec une telle

ardeur, par ses écrits et mieux encore par les exemples

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