‹ Saint Jérôme et les Saintes Écritures [microforme]Chapitre 7 sur 49 · Conc. Vat. s. III const. de fide cath. cap. Il · texte numérisé non relu

Conc. Vat. s. III const. de fide cath. cap. Il

Dieu, au point que Dieu doit être tenu pour la cause principale de chacune des pensées et des expressions de l’Ecriture; — il discerne encore avec soin ce qui est particulier à chacun d’eux. À de muitiples points de vue, ordonnance des matériaux, vocabulaire, qualités et forme du style, il montre que chacun a mis à profit ses facultés et for:es personnelles; il arrive ainsi à fixer et dépeindre le caractère particulier, les « notes », pourrait-on dire, et la physionrinie propre de chacun, surtout pour les prophètes et l’apôtre saint Paul. Pour mieux expliquer cette collaborativ: de Dieu et de l'homme à la même œuvre, Jérôme donne l'exemple de l’ouvrier qui emploie à la confecticr de quelque objet un instrur.ent ou un outil; en effet, tout ce que disent les écrivains sacrés «constitue les paroles de Dieu, non leurs paroles à eux, et, en parlant par leur bouche, le Seigneur s’en est servi comme d’un instrument ».

Le mécanisme psychologique de l’Inspiration (véracité absolue)

Si maintenant nous cherchons à savoir comment il faut entendre cette influence de Dieu sur l'écrivain sacré et son action comme cause principale, nous verrons aussitôt que le sentiment de saint Jérôme est en parfaite harmonie avec la doctrine commune de l’Eglise catholique en matière d'inspiration: Dieu, affirmet-il, par un don de sa grâce, illumine l'esprit de l’écrivain pour ce qui touche à la vérité que celui-ci doit trensmettre aux hommes « de par Dieu » ; il meut ensuite sa volonté et le détermine à écrire; il lui donns

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