IV. Le séjour à Oonstantinople
Il n'est pas possible de fixer une date précise pour le départ d'Antioche. C'est seulement entre 379 (à cause de saint Grégoire de Nazianze, arrivé à Constantinople cette année) et 380 qu'on a le choix. La Chronique s'arrête à la mort de Valens (378). Elle Cbt déjà citée dans la lettre XVIII, antérieure au concile de 381. On peut en fixer la date à 380. Les traductions des homélies d'Origène sur Jérémie, puis, après un certain laps de tt mps, celles sur Ézéchiel sont de la même période comme l'indique la dédicace à Vincent, auquel est aussi dédiée la Chronique. Tillemont^ retarderait celle d 'Ézéchiel jusqu'après 386, à cause de la mention de Didyme, dans la préface. Mais déjà Didyme est signalé honorablement dans la Chronique ^ et, dès 384, Jérôme travaillait à la version de son traité sur l 'Esprit-Saint. On remarquera que cette préface sur Ézéchiel fait, comme la lettre XVIII (n. 16, fin), allusion à une maladie d'yeux qui rend difficile le travail continu. Il n'y a donc aucune raison pour abandonner l'ordre indiqué par la notice du De Viris, où ces traductions sont mentionnées entre la Chronique et le De Seraphim. Il faut fixer à la même époque la version des neuf homélies sur Isaïe. Cette date est controversée. Vallarsi et Bardenhewer reportent cette traduction peu après 392, à cause du silence du De Viris. Grûtzma-
^ Mémoires, t. XII, p. 54.
* PL, XXVII, 695-696; édit. Helm, p. 246.