‹ Saint JérômeChapitre 37 sur 192 · PAUL A · texte numérisé non relu

PAUL A

l'épiscopat de Palestine, d'Arabie, de Phénicie et d'Achaïe, tout l'univers confirme cette condamnation. Rome même réunit contre lui son Sénat, non point à cause de nouveautés dogmatiques, non point pour motif d'hérésie comme actuellement des chiens enragés font semblant de le penser, mais parce que la gloire de son éloquence et de sa science leur était insupportable, et que, dès qu'il parlait, tous paraissaient balbutier. Pourquoi je dicte ainsi, ajoute-t-il en terminant, à la lueur d'un pauvre lumignon, ces paroles plus rapides que prudentes, tu peux le comprendre si tu penses aux Épicure et aux Aristippe ! »

Qui eût dit alors qu'un jour viendrait où ce fervent panégyriste d'Origène s'estimerait obligé de jeter lui aussi sa pierre et contribuerait plus efficacement que personne à ruiner en Occident la réputation et l'influence de celui qu'il proclamait ^, en ce tempslà, le docteur par excellence des Églises, après les Apôtres }

^ « Origenem, quem, post Apostolos, Ecclesiarum magistrum nemo nisi imperitus negabit » (Préface du Liber de Nominibus hebraicis, datant de 389-392 ; PL, XXIII, 772). L'expression est de Didyme, comme l'indiquait saint Jérôme dès 381 (Préface de la traduction des homélies sur Jérémie et Ézécbiel ; PL, XXV, 583) : « Hominem, iuxta Didymi videntis sententiam, alterum post Apostolos {var. : Apostolum) ecclesiarum magistrum. »

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