‹ Saint Jérôme, la société chrétienne à Rome et l'émigration romaine ..., Volume 1Chapitre 110 sur 255 · LIVRE IV. 47i · texte numérisé non relu

LIVRE IV. 47i

dernière question Tétait particulièrement à Rome, où ieâ mœurs traditionnelles glorifiaient le mariage, où la fécondité des femmes avait passé jadis à l'état de vertu publique, où les lois enfin punissaient comme un délit social le célibat des hommes*. £les lois, il est vrai, avaient perdu leur force sous les empereurs chrétiens, mais l'esprit qui les avait dictées n'était pas éteint dans la ville aux sept collines : il vivait au foyer des maisons patriciennes , avec ce qui restait des institutions de la famille et du respect des ancêtres. Le monachîsme, fondé sur le célibat, devait par conséquent trouver pour son premier et plus ardent adversaire à Rome la classe patricienne ; il rencontrait ensuite le clergé, qui, en partie marié, en partie livré au désordre des femmes sous-introduites, était disposé à prêter main-forte aux vieux Quirites, pour repousser des principes qui le gênaient.

On devait donc s'attendre qu'un jour ou Tautre Un débat sérieux éclaterait devant le public, car les esprits s'animaient des deux parts, et d'un camp à l'autre on se jetait, suivant l'usage, des accusations et des injures. Au reste, la question du célibat intéressant tout le mondé, tout le monde s'en mêla, les femmes comme les hommes, les païens comme les chrétiens, les laïques comme les prêtres et les moines. Ce fut bientôt un sujet habituel de discussion jusque dans les carrefours, où des controversistes en plein vent, le pied et le poing le vés% traitaient ces difficiles

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