‹ Saint Jérôme, la société chrétienne à Rome et l'émigration romaine ..., Volume 1Chapitre 109 sur 255 · Tirunculas nostras. Hieron., Ep. ad PauL^ t. H, p · texte numérisé non relu

Tirunculas nostras. Hieron., Ep. ad PauL^ t. H, p

et quand elle prononçait le latin, on eût vainement cherché dans sa parole la trace d*un accent qui ne l'ut pas le plus pur accent du Latium ^ A ces deux langues, elle voulut joindre l'hébreu, et en peu de semaines elle parvint à lire et à comprendre passablement les psaumes *. Ce fut une grande joie pour tous quand on la vit unir son chant à celui de sa mère et de sa sœur dans les mélodies du roi-prophète, sous les lambris de rÉglise domestique. Ainsi la communauté faisait des conquêtes illustres, et l'esprit de réforme,- intfdduit au sein de familles puissantes, commentait à se flatter d'une victoire prochaine : un orage subit vint ébranler toutes ces espérances et troubler la sérénité de iéràvné.

Les idées monastiques, partout où elles s'implai>^ taient, amenaient avec elles le débat de deux questions qui étaient dans leur essence même, savoir : la question de prééminence entre la vie solitaire et la vie pratique du siècle et celle du célibat religieux, ou, suivant la formule chrétienne, de la virginité opposée au mariage. Délicate en tout pays du monde, cette

1. Si grsce loquentem audisses, latine eam nescire putares; si in romanum sonum lingua se verterat, nihil omnino preregrini sermo redolcbat. Hieron., Ep. 22, p. 54.

2. In paucîs non dicani mensibus sed diebus, ita hebreae linguae \icerat difficultates, ut in discendis canendisque psalmis, cum matre contenderet. Hieron., l. o.

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