‹ Saint Jérôme, la société chrétienne à Rome et l'émigration romaine ..., Volume 1Chapitre 152 sur 255 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

de trouver purgée des mauvaises épines cette terre qui a reçu l'empreinte de la vraie vie, écrivait-il, je la trouve infectée de toutes les impuretés imagimbbles. Là régnent la malice, l'adultère, le larcin^ l'idolâtrie, les empoisonnements, l'envie et surtout le nf^eurtre- Les hommes s'y entr'égorgent comnae des bêtes féroces pour un peu d'argent, et grâce au relâchement de tous les liens sociaux, l'homicide s'y commet plus facilement qu'en aucun lieu du monde*. »

Ce que Grégoire disait de la morale pouvait s'appliquer à la foi, qui n'était pas nioins corrompue que les mœurs. L'arianisme y avait implanté ses poisons : la persécution, l'exil, la révolte contre les autorités légitimement constituées; et le schisme y faisait la loi. Un de ses grands évéques, Cyrille, que l'Église romaine dé^ nonçait injustement comme un évêque intrus et tyrannique, avait passé sa vie à batailler, dans l'enceinte de Jérusalem et au dehors, contre des concurrents appuyée et suscités par l'hérésie^, et n'avait rendu la paix à son malheureux troupeau qu'à force de persévérance et de fermeté. Ce prélat militant venait de mourir ou était près de quitter le monde, quand Jérôme et Paula arrivèrent : on verra plus tard ce que cette perte entraiBA

i. Jam vero nuUum est immunditise genus, quod ibi non perpetretur ; ac malitiœ, adulteria, furta, idolloatrise, veneficia, invidiae et caedes, hoc tantum in primis malum illis tam frequens et assiduum est, ut nusquam tanta sit ad trueidandum promptitouto, quanta in lltis locis inbflJbitat, nhU beUuino moire, in sanguÎDent eoBtrâMAnmi mnÈmo incnrrur.t, frigidi lueri causa. Gceg. Nysfk^ D9 noi^ etmd, HierQaoLy t. IH,. pv 653. Ed. Par., 1638.

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