Socr., M^ 4(K — Sozonu^ ïv, 25. — Theodofet.^ vi 8^ 9i
de malheurs pour TÉglise de Jérusalem, et d'ennuis pour nos voyageurs.
Des pèlerins de leur condition, quelque soin qu'ils prissent de s'effacer, ne pouvaient se soustraire à la curiosité publique, et la fille des Scipions s'en aperçut bien, lorsque, dans son pieux enthousiasme, elle courut avec ses compagnes à la basilique de Constantin : toute la ville les y attendait*.
11 ne faut aller chercher, dans l'église actuelle du Saint-Sépulcre, ni la grande et célèbre basilique dont nous parlons ici, ni même une simple idée de ce que pouvait être au iv* siècle l'œuvre du premier empereur chrétien, construite, sur ses plans, par les plus habiles architectes, et ornée avec une prodigalité vraiment impériale*. Rien n'y ressemble de ce qu'on voit aujourd'hui, et qui a traversé deux ou trois destructions successives; mais les contemporains nous ont parlé avec tant de détail de la fondation première, qu'il nous est permis de la recréer par la pensée avec une presque certitude. La basilique où se rendaient Jérôme et Paula était un vaste enclos de murs, tourné d'occident en orient, à l'inverse des autres basiliques chrétiennes, et renfermant dans son enceinte les trois monuments principaux de la passion du Christ : la croix, le Calvaire, témoin de la mort, et le sépulcre.
i, Testis cuncta Jerosolyma. Hieron., Ep. 86, p. 673.
2. Imperator, emissis constitutionibus et liberali snmptu suppeditato^ circa salutarem speluncam, Deo dignum templum regali magnificentia instrui jubet. Impensis copiose subministratis, ingens amplumque et magniâcum opus... fieri prsecopit. Euseb., De vit* Constant,, m, 29.