‹ Saint Jérôme, la société chrétienne à Rome et l'émigration romaine ..., Volume 1Chapitre 160 sur 255 · Portas in faviliam et daerem dissolutas... Hieron., ibid · texte numérisé non relu

Portas in faviliam et daerem dissolutas... Hieron., ibid

4. Diligit Dominus portas Sion, super omnia tabernacula Jacob. Psalm. 86, v. 2.

restre, passagère et périssable comme les hommes qui l'avaient faite, tandis que TÉcriture parlait de la Sion spirituelle, œuvre de Dieu, inaltérable comme son auteur ^ » Sur la plate-forme, ils n'aperçurent que la désolation du désert*. Plus de palais, plus de forteresse de David; le palais d'Hérode même avait disparu : la charrue avait passé sur leurs fondements. A leur place s'étendaient des terres en friche et quelques jardins, dont les clôtures étaient formées des débris de ces demeures royales. C'était la prophétie d'Isaïe réalisée : « La citrouille fleurira où resplendissait naguère le luxe des rois. » Des sept synagogues qu'avait renfermées Sion , il en restait une encore , mais déserte et délabrée \ Seul debout au milieu de cette solitude, un monument de la foi nouvelle semblait braver les destructions du temps et des hommes : cette maison à deux étages où Jésus avait fait la pâque avec ses apôtres, et où, cinquante jours après sa résurrection, cent vingt disciples reçurent le Saint-Esprit ; le Cénacle, comme on l'appelait, avait été transformé en église et attirait un grand concours de fidèles*. Les voyageurs. s'y rendirent, et purent voir au péristyle la colonne à

1. Non eas portas qiias hodie cernimus, sed quibus non prœyalet infernus, et per quas credentium ad Christum ingreditur inultitudo. Hieron., Epist. 86, p. 673-674.

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