‹ Saint Jérôme, la société chrétienne à Rome et l'émigration romaine ..., Volume 1Chapitre 197 sur 255 · LIVRE VU · texte numérisé non relu

LIVRE VU

enfin où loger : puis ii y avait tant de pèlerins sur la route de Jérusalem ! * » Quant à Jérôme, impatient de se mettre à Tétudê, il choisit, sous le coteau, une grotte voisine de celle de la Nativité, et la plus spacieuse après celle-ci, pour en faire son cabinet de travail et sa cellule de méditation. On y arrivait du dehors par un sentier qui se détachait de la grande route, près du tombeau d'Archélaûs, ancien ethnarque de Judée ^ Ses livres, ses papiers, ses scribes, tous ses instruments d'étude, furent bientôt installés dans ce lieu, qu'il appelait « son paradis®. » Il écrivait de là, quelques années plus tard, à Augustin : « Je me tiens bien caché dans ce trou pour y pleurer mes fautes, en attendant le jour du jugement*. »

Il fixa dès lors la manière de vivre à laquelle il resta fidèle jusqu'à sa mort, n'usant que de la nourriture la plus commune et des vêtements les plus grossiers. Son repas se composait d'un peu d'herbe et de pain biS; le vin et la viande en étaient exclus, sauf les cas de maladie, et il regardait comme une rupture du jeûne de manger avant le coucher du soleil. Les

1. Diversorium peregrinorum juxta viam.... Ne forte et modo Joseph cum Maria, in Bethléem veniens, non inveniat hospitium, tantis de toto orbe confluentibus turbis monachorum. Hieron., Ep. 54, p. 588; Ep. 86, p. 078.

2. Propter eamdem Bethléem, régis quondam Judaeae Archelai tumulus ostenditur, qui semitœ ad cellulas nostras e via publica divertentis, principium est. Hieron., Loc, Hehr. Bethléem, t. H, p. 411.

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