‹ Saint Jérôme, la société chrétienne à Rome et l'émigration romaine ..., Volume 1Chapitre 198 sur 255 · Mihi... paradisus. Hieron., Ep. 95, p · texte numérisé non relu

Mihi... paradisus. Hieron., Ep. 95, p

4. Clausus cellula ac procul a turbis remotus, prseterita plango vitia... Hieron., Ep. 89, p. 729. — Latitantem in cellula, diem tantum expectare judicii. Hieron., Ep, 33, p. 256.

heures de la prière étaient réglées; quant à celles dil travail, il les prenait aussi bien sur la nuit que sur lé jour. Pour payer sa bienvenue aux hâbitatits de Bethléem, il ouvrit dès son arrivée une école gratuite de grammaire, à laquelle accoururent bientôt tous les enfants de laville*. Il y enseignait le grec et le latin. Ramené par devoir aux livres de sa jeunesse, qu'il avait tant chéris et tant maudits, quittés, repris et quittés encore, illes ressaisit de nouveau avec une passion toute juvénile. Virgile, les poètes lyriques, les poètes comiques, les orateurs, les historiens, les philosophes, Cicéron, Homère, Platon, devinrent sa lecture journalière ; et il ne se lassait pas de les relire pour les expliquer , retrempant son génie à ces sources du beau et du graiid, en même temps qu'il les ouvrait à des intelligences actives et neuves, avides de sentir et de savoir.

Jérôme en cela ne croyait pas faire de ses élèves des chrétiens moins bons que lui-même; il était persuadé, au contraire, que la foi n'a qu'à gagner aux lumières, et que cette ignorance tant reprochée aux chrétiens par les polythéistes devait disparaître pour le bien de l'Église : la rusticité dévote et l'envie en jugèrent autrement, et ces innocentes leçons lui furent imputées à crime. Rufm, implacable pour tout ce qu'il ignorait, voulut y voir une corruption de la jeunesse, et dénonça plus tard son ami comme un apostat, un

i . lu monasterio pbsitus in Bethléem , partes grammaticas executus est... Ruf., Apol,, II, ap. Hieron., p. 420.

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