Vos autem, o Paula et Eustochium, quoniam et bibliothecas
J*ai raconté dans un de mes précédents récits cornment Jérôme, à la prière du pape Damase, et pendant qu'il était secrétaire de la chancellerie romaine, avait revisé sur le grec des Septante la Vulgate italique du Psautier, pour en faire, en Italie, la version autorisée et canonique. Cette œuvre importante s'était altérée par sa propagation même 5 l'esprit de routine d'un côté, l'ignorance ou l'incurie des copistes de l'autre, l'avaient défigurée au point de la rendre méconnaissable. Pour l'honneur de Jérôme, il y avait nécessité d'en faire une édition corrigée et avouée par lui. Ses deux amies se chargèrent d'en réunir les matériaux, et cette édition, préparée par leurs soins, est restée comme sienne dans l'Église. Nous avons jusqu'aux instructions qu'il leur donna pour ce travail, jusqu'aux règles qu'il leur traça pour l'exactitude de leurs copies, jusqu'à la clef des signes qu'il avait adoptés dans la collation des différentes versions avec son texte, et auxquels ses amies devaient se conformer : c'étaient tantôt une ligne superposée, tantôt des obélisques ou des astérisques*. L'obélisque ou virgule suivi de deux points indiquait le retranchement de mots surabondants, provenant d'une paraphrase des Septante; une étoile suivie de deux points signalait au contraire l'ad-
Hebrœonim studuistîd intrare, et Interprctum certamina comprobastis, tenentes Esther hebraïcum librnm, per singula verba nostram translationem aspicite; ut possitis agnoscere, me nihil etiam augmentasse addendo, sed fideli testimonio simpliciter, sicut in hebraeo babetur, bistoriam hebraicam latin» iinguœ tradidisse. Hieron., Esther, Prœfat.
l.Notetsibi unusquisque vel jaccntem lineam, vel radiantia signa, id est, obelos vel asteiiscos... Bfieron., PsaL sec, lxx. Prœfat,