‹ Saint Jérôme, la société chrétienne à Rome et l'émigration romaine ..., Volume 1Chapitre 215 sur 255 · LIVRE VU · texte numérisé non relu

LIVRE VU

trouvait en retour dans les membres de cette petite communauté un dévouement sans réserve : hommes et femmes veillaient à l'envi sur sa renommée et faisaient face à ses ennemis, qui n'avaient point désarmé, La polémique, en effet, se continuait entre eux et Jérôme, d'une rive à l'autre de la Méditerranée : c'est à Bethléem qu'il composa ses livres contre Jovinien S et, sous forme de lettres, plusieurs diatribes très-mordantes contre les moines et le clergé romain^. Cette nouvelle vie ne faisait point oublier non plus à Eustochium et à Paula les êtres si chers qu'elles avaient laisâés en Occident. Malgré l'entraînement religieux, malgré cette fièvre de solitude qui l'avait arrachée à ses enfants, Paula était toujours une tendre mère , et ceux-ci lui pardonnaient volontiers, quand ils étaient chrétiens, car ils se fussent fait scrupule de blâmer une conduite h laquelle les plus grands docteurs chrétiens applaudissaient. Pauline, devenue femme de Pammachius, promettait de lui donner bientôt un héritier. Toxotius grandissait en âge plus qu'en raison, au jugement de sa mère. U restait païen, païen moqueur, poursuivant les chrétiens de ses sarcasmes ^ jusqu'au jour assez prochain où l'amour le transformerait. On le destinait à Léta, fille d'Albinus, pontife des dieux païens*; mais Léta était chrétienne par sa mère, et le mot de saint

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