Sciebas quid fugeres, quid vi tares. Id., ibid
rite d'Alexandrie * ? » Théophile ne refusa point, malgré l'irrégularité de la demande, un arbitrage qui lui était offert au nom de la concorde. Toujours disposé à mettre un pied dans les affaires d'autrui, il acceptait avec empressement ces sortes de missions, quand iltie les briguait pas; c'était relever encore l'importance déjà si haute de son siège que d'en faire un tribunal suprême des doctrines catholiques en Orient. Il entretenait d'ailleurs près de lui, pour cet usage, une sorte de ministre dans la personne du prêtre Isidore, son confident, sa créature, et le même qui joua plus tard un rôle honteux dans les affaires de Jean Chrysostome^. Il le dépêchait en qualité de légat dans les Églises où naissaient des querelles, et comme il en* naissait beaucoup et de fort envenimées souvent, on avait surnommé Isidore l'Hippocrate des chrétiens ^
Avant de partir pour la Judée, le légat s'était fait précéder de deux missives, l'une pour l'évêque Jean à iElia, l'autre pour le prêtre Vincentius à Bethléem; mais, par la plus étrange des aventures, il se trompa d'adresse, et la lettre destinée à l'évêque fut remise par le porteur à Vincentius*. La lecture de ce mes-
1. Ad Alexaiidrinum episcopum Palœstina quid pertinet? Ni fallor, hoc ibi decernitur; ut Palaestinae metropolis Csesarea sit, et totius Orientis Antiochia. Hieron., Ep. 38, p. 330.
2. Consulter mes Nouveaux récits de V Histoire romaine au v« siècle : Trois ministres, etc., Eutrope.
3. Hippocrates Christianorum vocatur. Hieron., Ep. 38, p. 331. — Hippocrates spiritualis. Id., ihid,
4. Alioquin et litterœ manu ejus script», quae an te très menses legationis ad nos direct» erant, portantes errorem, Vincentio presbytero redditse sunt, quse usque hodie ab eo tenentur. Hieron., Ep. 38, p. 330.