‹ Saint Jérôme, la société chrétienne à Rome et l'émigration romaine ..., Volume 1Chapitre 49 sur 255 · Hieron., Ep., 35, p · texte numérisé non relu

Hieron., Ep., 35, p

2. Sarraceni, incertis sedibus vagantes... equorum camelorumque sessores Ismaëlitœ... Hieron., Vit, Malch.^ p. 92.

6i SAINT JÉRÔME.

pendant presque toute l'année, entre un soleil sans nuages et une terre qui en réverbérait les rayons, ce pays avait cela de particulier, qu'il se refroidissait tout à coup lorsque la neige recouvrait les hautes cimes du Liban et de l' Anti-Liban, de sorte qu'on y éprouvait successivement et sans transition les souffrances extrêmes de l'été et le froid glacial de l'hiver. C'est là que la dévotion chrétienne attirait tout ce qu'il y avait d'âmes fatiguées et d'esprits inquiets dans les provinces de Syrie, d'Arabie, de Mésopotamie et dans une partie de l'Asie Mineure.

Le désert se partageait en trois zones topographiques correspondant à trois conditions différentes dans l'état de moine, comme on le pratiquait en Syrie *. La première, située sur la limite de la Syrie habitable. Tétait aussi jusqu'à un certain degré : elle avait des arbres, rares pourtant, des eaux, et un sol que la sueur humaine pouvait féconder. Dans cette zone étaient construits .de grands monastères disposés pour la vie commune ; là se trouvaient rassemblés par troupes de plusieurs millier^ les cénobites proprement dits % qui cultivaient la terre pour la nourriture du couvent, tournaient la meule pour écraser le blé, arrosaient le jardin ou fabriquaient des paniers, des nattes, du papier, de la toile, que venaient acheter les marchands de Chalcide ou d'Apamée ; c'est là que se

1. Tria sunt monachorum gênera. Hicron., Ep. 18, p. 45.— Ephrem, Parœnes, 47, p. 434. — Cf. Fleury, HisL Eccles., iv, 16.

2. Cœnobitœ quos in commune viventes possumus app^llare. Hieron., Ep. 18, p. 45.

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