‹ Saint Jérôme, la société chrétienne à Rome et l'émigration romaine ..., Volume 1Chapitre 61 sur 255 · Inter quos erat Flavianus. Socr., v, 5. — Sozom., vu · texte numérisé non relu

Inter quos erat Flavianus. Socr., v, 5. — Sozom., vu

Si SAINT JÉRÔME.

nima i^core d'une querelle de dogme. Le plus; brillant des docteurs consubstantialistes après Athanase , Apollinaris de Laodicée^ cédant à la pente qui entraîne à leur insu tous les chefs d'école , avait levé le drapeau de l'hérésie. Parti de la foi de Nicée coname d'un principe et voulant en déduire les conséquences spiritualistes, il était arrivé de proche en proche à ce résultat, que le Verbe consubstantiel au Père n'avait pris ni une âme ni un entendement humain dans le sein de la vierg» Marie, mais seulement l'enveloppe charnelle dont il avait voulu recouvrir sa divinité*, qu'ainsi le Dieu fait homme ne s'était trouvé homme que dans les conditions de matière qui permettaient à un Dieu de vivre parmi les hommes. Cette doctrine, émise d'abord timidement, niée, puis reprise par son auteur, s'était démasquée à mesure qu'elle gagnait des prosélytes par sa spiritualité même, et Apollinaris avait enfm poussé l'audace jusqu'à instituer un évêque de sa secte dans la malheureuse ville d'Antioche, ballottée ainsi entre quatre évoques en guerre les uns contre les autres. L'hérésie d' Apollinaris, si bien accueillie par les consubstantialistes d'Orient, signalait un danger nouveau pour la foi orthodoxe dans l'exagération du principe de la consubstantialité, par opposition à l'arianisme, qui n'était que la négation de ce principe.

A force de vouloir expliquer la parfaite égalité de substance existant sous la diversité des personpei^ di-

1. Greg. Nazianz.,£p. 1.— Athanas., ad ËpiCL^ Epiphan., £fœrc5.i 77. — Hieron., Ep, 13, et passim.— Theodoret,, v, 3» — Socr., n, 46.

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