‹ Saint Jérôme, la société chrétienne à Rome et l'émigration romaine ..., Volume 1Chapitre 68 sur 255 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

g^ns hardie, querelleurs, prompts à Tinjure, âpres à la lutte, étouffa aisément leur voix. Mélétius, qui se trouva présider l'assemblée par le privilège de l'âge ou par celui du siège (révêché de Constantinople étant encore vacant), vit sa chaire de président transformée en une sellette d'accusé : on le réprimanda comme ayant agi contrairement aux canons ; on cassa le pacte conclu entre lui et Paulin, on déclara ses prêtres relevés de leur serment, et tout cela se fit avec tant d'insultes, de mépris, de menaces, que le malheureux vieillard, qui n'avait point bronché jadis devant les persécutions et l'exil, tomba malade des émotions de cette scène et mourut quelques jours après \

11 eut cependant le temps d'introniser Grégoire de Nazianze; mais alors ce fut le tour de ce dernier. Comme il demandait, après la mort de Mélétius, la reconnaissance de Paulin au nom de la paix, il se vit traiter de schismatique , de fauteur d'hérésie, d'homme vendu aux Occidentaux, traître à sa patrie religieuse, u Le Christ est né en Orient, lui criait-on comme un argument sans réplique; donc l'Eglise orientale doit commander-. » Il se tut : que pouvaiton répondre à de pareilles raisons? Tandis que les antipauliniens l'attaquaient ainsi , quelques acres pauliniens se mirent de la partie, et à propos de son, intronisation on entendit les évêques égyptiens lui

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